Photo Erwan Le Marchand
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(*) commentaire(s)
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► Les Bourbons victimes de la crise du logement sépulcral...
 
Toutes les sépultures (les cercueils) des souverains de la dynastie des Bourbons furent bien sûr violées et vidées de leur contenu mais leurs tombeaux, c'est à dire des monuments funéraires dressés au-dessus de leurs sépultures,  ne furent pas brisés puisqu’ils n’existaient pas.
Ils avaient pourtant bien projeté de  bâtir une chapelle funéraire pour imiter les derniers Valois, et aussi pour honorer les restes des enfants et petits-enfants de France qui y étaient de plus en plus nombreux, mais ce projet ne vit pas le jour.
En effet, avec les siècles la basilique affichait un tel encombrement de monuments funéraires qu’elle finit par manquer de place.
 
Ainsi, Henri IV, mort brusquement, n’ayant pas d’emplacement prévu, fut-il déposé à la hâte dans le caveau des cérémonies. A partir de ses funérailles, les corps de tous les rois Bourbons, de leurs épouses et de leurs enfants s’y retrouvèrent installés dans des cercueils de plomb et de bois simplement posés sur des tréteaux en fer ;  seule une inscription permettait de les identifier.
 
Les Bourbons se contentèrent de ces modestes sépultures dans la crypte tandis que la dépouille mortelle du dernier roi restait en représentation dans le chœur jusqu’à la mort de son successeur.
Toutefois ne nous y trompons pas : l’humilité déployée dans leur crypte consacre avec tout autant d’efficacité leur sacralisation et leur distinction que les fastes des éphémères pompes funèbres.
Ce fut l’occasion d’y adjoindre d’autres tombeaux et gisants royaux ou princiers réchappés du massacre et récupérés par-ci par-là.
 
La présence d’un tombeau dans la basilique ne signifie donc pas systématiquement que son “résident” y avait été inhumé.
► Les profanations
 
Le décret de l’Assemblée nationale du 13 février 1790 supprimant les ordres monastiques, le 12 septembre 1792 les Bénédictins de l’abbaye y célébraient leur dernière messe.
 
Le 1er août 1793, pour fêter le “premier anniversaire de la victoire du peuple”, Barère proposa “de détruire tous les monuments de l’église de Saint-Denis, effrayants souvenirs des ci-devants rois”.
Cette installation provisoire des gisants dans la crypte d’Hilduin, entre 1818 et 1860,  donne une bonne idée de ce que pouvait
être la disposition des cercueils des Bourbons avant la Révolution - Gravure La France pittoresque -
 
SAINT-DENIS basilique (5)  
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par Marie-Christine Pénin
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