Eglise du couvent des Cordelières de Provins. Photo MCP
LOUIS IX ou SAINT LOUIS (1214 - 25 août 1270) Roi (1226-1270)
Basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Chairs et viscères : abbaye de Montreal (Monreale) près de Palerme (Sicile)
Lors de son règne, Louis IX décida que dorénavant, seuls les rois et reines ayant régné seraient dorénavant inhumés en la basiliques Saint-Denis.
En conséquence, il réunit dans une nouvelle nécropole princière et familiale ses proches qui, à priori, n’avaient pas de lieu de sépulture « pré défini » par leurs alliance, fonctions, etc. : l’abbaye de Royaumont.
Accordant beaucoup d’importance de cette coutume, sur son lit de mort, il demanda à que la dépouille de son fils, Jean-Tristan, qui venait de mourir près de lui, y soit transportée.
 
Fondée par Louis IX et sa mère, Blanche de Castille, et consacrée en 1235, le roi resta toujours très attachée à cette abbaye où furent ensevelis quatre de ses enfants (et non trois comme souvent indiqué), son frère, Philippe-Dagobert et deux de ses petits-enfants, Louis et Philippe, fils de Pierre d’Alençon.
Il fit réaliser un gisant pour chacun d’eux. C’est la première fois que les documents de l’histoire témoignent d’une telle attention accordée à la mort d’enfants royaux.
 
Situés dans le chœur de l’église, les tombeaux, guère entretenus étaient déjà en mauvais état avant la Révolution. Pire, certains avaient été mis en pièces lors de la réparation de l’église et les fragments scellés contre les murs. Mieux encore des avaient été coupés dans toute leur longueur, afin qu’ils ne dépassent pas le coin exigu que les moines avaient bien voulu leur laisser !
 
Préservés durant la Révolution, puis restaurés, les sépultures et gisants furent transportés par la suite à Saint-Denis où ils figurent maintenant au milieu de ceux des rois dans le chœur de la basilique.
Mort de Louis IX. BnF
Philippe III portant les restes de son père vers Saint-Denis. BnF
Monreale, près de Palerme. Photo wikipedia-panoramo
Peu avant son décès, François II avait confié les reliques au cardinal Lavigerie pour qu'elles retournent en Tunisie où le cardinal les installa dans un monument, construit à cet effet, en la cathédrale Saint-Louis de Carthage.
L'autel en marbre polychrome servait de base au reliquaire proprement dit en bronze doré et émaux représentant la Sainte Chapelle de Paris soutenue par deux anges chevaliers du 13ème siècle à demi-agenouillés sur l'écu de France et de Jérusalem.
À sa mort, le cardinal Lavigerie y fut inhumé avant de reposer dans la crypte de la maison généralice à Rome.
 
Le régime du protectorat instauré par le traité du Bardo de 1881 prit fin en 1956. Après de longues négociations avec le Saint-Siège, les Pères blancs d'Afrique quittèrent Carthage en 1965. Entre temps, le 6 août 1964, les reliques fut acheminées vers l'église Sainte-Jeanne d'Arc de Tunis.
Désaffectée, la cathédrale Saint-Louis, dorénavant appelée Acropolium, reçoit des concerts.
Saint-Louis de Carthage. Wikipedia
Choeur de Saint-Louis de Carthage. Merci à M. Schreiber pour cette photo
En 1985, Mgr Callens, évêque de Tunis, fit transférer les reliques à l'évêché de Saint-Denis qui, dépossédé de leur reliquaire resté à Tunis, furent rangées dans une maie servant d'autel dans l'oratoire de l'évêché où elles se trouvent toujours.
 
Le cœur
 
Le cœur  resta à Tunis en possession de l’armée. Depuis,  ce qu’il en advint demeure un mystère sur lequel les historiens se penchent encore sans apporter de réponse. Il y eut bien la découverte d’une boîte à la Sainte-Chapelle, mais rien n’a jamais prouvé qu’elle ait contenu la précieuse relique.
 
Le squelette
 
Le jour de la canonisation, les os du roi furent transportés à Paris mais, les moines de l’abbaye  ne voulant pas les abandonner, ils durent être ramenés à Saint-Denis.
Quelques années plus tard, en 1306, ils consentirent enfin à céder une côte et le chef qui furent respectivement transportés en grande cérémonie à Notre-Dame et à la Sainte Chapelle (Paris)
De Louis IX à saint Louis
 
Déjà, avant sa mort, en 1270, un dossier de demande de canonisation avait été préparé par des Ordres religieux et la famille.
Dès les funérailles, on signala des miracles intervenus sur son tombeau. Erigé en modèle de vertu, il ne manquait plus que la sainteté dont la reconnaissance semblait juste aussi dans le cœur du peuple.
 
Le procès traîna en longueur avant de reprendre en mars 1282 sous le pontificat de Martin V qui mena une enquête et reçut des témoignages dont ceux de Charles d’Anjou, frère du défunt, et de ses fils, Philippe III et Pierre d’Alençon.
Pour cause de trépas pontificaux, il fallut attendre le règne de Boniface VIII pour qu’enfin l’affaire aboutisse en 1297. Par cette heureuse conclusion, le pape espérait bien calmer ses relations tumultueuses avec Philippe IV, alors roi de France.
A défaut d’être inscrit au martyrologue, le 25 août 1298, anniversaire de sa mort, une foule immense assista à la cérémonie marquant depuis le jour de sa fête.
 

Louis IX et la basilique Saint-Denis
 
Au milieu du 13ème siècle, une importante campagne de travaux avait perturbé la mise en place des sépultures de la basilque. Louis IX en profita pour faire rechercher l’emplacement des tombes et les noms de tous les souverains inhumés dans l’abbatiale. On retrouva seize corps. Pour les honorer, le roi leur fit sculpter des gisants qui les représentent tous de la même façon avec les insignes de la royauté.
Puis, selon une disposition chronologique, qui affirmait la continuité dynastique entre Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens, les Carolingiens prirent place du côté sud et les Capétiens du côté nord.
 
Il  réserva exclusivement les inhumations en la basilique Saint-Denis aux rois et reines ayant régné.et aucun de ses enfants ne fit exception. Aussi la plupart des princes et princesses décédés furent-ils  inhumés en l’abbaye de Royaumont, à commencer par ses propres enfants.
 

Les reliques de saint Louis : à chacun son morceau !
 
Damnation ! L’insigne relique du saint roi qui était conservée en l’église Saint-Louis-en-l’Île fut volée en 1917 qu’on remplaça en 1932 par un fragment d’une côte.
 
Les reliques de saint Louis sont effectivement nombreuses et possibles, car, comme déjà indiqué,  pour ramener son corps de Tunisie celui-ci fut disséqué et bouilli dans du vin pour séparer les os des chairs.
Les suivre relève d’un vrai jeu de piste qui n'est pas exhaustif. Pour une meilleure compréhension, il me semble judicieux d’en présenter l’histoire séparément.  
 
Les chairs et viscères
 
Les chairs et viscères furent d’abord entreposés dans la cathédrale de Cosenza en Calabre. Puis,  Charles Ier d'Anjou, frère de Louis IX et roi de Sicile, obtint de les confier  à l’abbaye Monreale, près de Palerme. Additionnés de sel et enveloppés dans des toiles cirées,  ils furent remis dans un reliquaire de marbre blanc.  
En 1843, on procéda à l’ouverture de l’urne qui révéla des débris informes et une phalange de doigt de pied bien conservée.
En 1861, Garibaldi et ses hommes chassèrent François II de Bourbon Sicile, roi de Naples et de Sicile, qui s’installa à Rome non sans avoir emporté les reliques qui le suivirent durant tout son exil jusqu’en Autriche où il mourut en 1894.
Reliquaire en or, argent et pierres précieuses, exécuté sur ordre de Philippe IV pour recevoir le chef de saint Louis et le onfier à la Sainte-Chapelle. Il fut presque totalement fondu à la Révolution.
Reliquaire à Notre-Dame. Photo extraite d'un fascicule en vente à Notre-Dame.
Les enfants de Louis IX
Quatrième fils de Louis VIII, les morts prématurées de ses frères aînés firent de Louis l’héritier de la couronne.
 
A peine commença-t-il à gouverner personnellement que Louis triompha d’une ligue de seigneurs du Midi et de l’Ouest soutenus par Henry III d’Angleterre. Par le traité de Paris  en 1259 qu’il signa avec celui-ci, il mit, pour un temps, fin au conflit franco-anglais.
Vaillant chevalier et surtout chrétien scrupuleux, Louis voulait aussi sa croisade. Il l’aura en 1248 ; c’était la 7ème et ce fut un désastre. Fait prisonnier durant quatre ans en Palestine, sa rançon vida le trésor. Revenu en France, voulant affermir le pouvoir royal, il fit régner l’ordre et la justice de façon remarquable pour l’époque, favorisa les arts et les sciences et réussit à apporter au royaume une prospérité rare dans l’histoire.
Il faut aussi préciser, n’en déplaise aux hagiographes, que c’est aussi sous son règne qu’est dressé le sinistre bûcher de Montségur où environ 1200 « hérétiques » trouvèrent la mort en une seule fois !
 
Mais Louis, pour qui l’échec en Egypte n’avait pas servi de leçon, décida d’une nouvelle croisade. Idéalisme, inconscience ? Il partit en Tunisie en 1270 où les mêmes erreurs furent commises, où des milliers d’hommes durent faire face, à peine débarqués, à la dysenterie, la peste, le typhus et la mort. Un mois après son arrivée, Louis IX trépassait à Tunis victime de la dysenterie  mais surtout de son manque de clairvoyance.
Et c’est ainsi que paradoxalement, malgré un sens de la stratégie et du politique contestable, celui qui était déjà de son vivant considéré comme un saint, est regardé comme un des meilleurs rois de France.
Blanche de France (1240 -1243)
Abbaye de Royaumont (Oise)
Première fille de Louis IX, elle fut aussi son premier enfant à disparaitre. En août 1791, ses restes, extraits de son cercueil, furent transportés à Saint-Denis par les profanateurs où on les enterra dans le milieu de la croisée des chœurs avant de les en retirer et de les jeter dans une des deux fosses communes le 21 octobre 1793.
Sépulture en cuivre doré et émail de Blanche de France en la basilique Saint-Denis.
Photo Erwan Le Marchand
Isabelle de France (1241/1242-1271)
Eglise des Cordelières du Mont-Sainte-Catherine-lès-Provins (Seine-et-Marne)
Cœur : abbaye de Clairvaux
 
Elle épousa Thibaud II roi de Navarre (Thibaud V de Champagne) (1239–1270).
Louis aimait tendrement le jeune couple. Thibaud devenu un proche conseiller de son beau-père le rejoignit Aigues-Mortes et s'embarqua avec l'armée royale le 1er juillet 1270. Thibaud décéda quelques mois plus tard  à Trapini en Sicile. Quatre mois plus tard, Isabelle mourait à son tour sur les îles d’Hyères.
Selon Guillaume de Nangis, les corps du roi et de la reine de Navarre rejoignirent le cortège funéraire de Louis IX et furent inhumés chez les Cordelières de Provins où, par testament, Thibaut avait souhaité l'être.
Victimes de la guerre de Cent Ans et des profanations révolutionnaires, il ne reste rien de leurs sépultures, sauf le carditaphe de Thibaud.
Louis de France, comte d'Evreux (1244-1259/1260)
Abbaye de Royaumont (Oise)
 
Fils aîné de Louis IX et prince héritier « Il advint que Louis, le premier fils du roi de France trépassa à Paris et fut porté la nuit même à l’abbaye de Saint-Denis, pour être enterré à Royaumont. Cette nuit-là, le couvent de Saint-Denis veilla son corps(…) Le lendemain matin, le roi Henry d’Angleterre et les plus nobles barons qui étaient là, prirent le corps et le portèrent tour à tour sur leurs propres épaules sur le chemin de Royaumont, et on fit faire le service et les obsèques comme il se doit à un enfant royal ».
Vie de Saint Louis de Guillaume de Nangis
 
Sa sépulture est aujourd'hui à Saint-Denis.
En marbre blanc, son tombeau polychrome où le bleu dominait, supporte un gisant autrefois très coloré. Le cortège funèbre scupté dans soubassement est l'un des premiers exemples de ce type.
Photo Erwan Le Marchand
Jean de France († 1247)
Abbaye de Royaumont (Oise)
Troisième fils de Louis IX. En août 1791, ses restes, extraits de son cercueil, furent transportés à Saint-Denis par les profanateurs où on les enterra dans le milieu de la croisée des chœurs avant de les en retirer et de les jeter dans une des deux fosses communes le 21 octobre 1793.
 
Tombeau aujourd'hui à Saint-Denis.
Jean-Tristan, comte de Nevers dit de Damiette (1250 – 3 août 1270)
Abbaye de Royaumont (Oise)
Quatrième fils de Louis IX, ainsi nommé car né en « grande tristesse », vit le jour lors de la 7ème croisade. Vingt ans plus tard, il accompagna le roi lors de la 8ème croisade. Atteint de dysenterie, il mourut dans les bras de son père trois semaines avant lui.
 
Déjà, lors de l'inventaire effectué en 1791, son tombeau n'apparaissait pas, laissant supposer sa disparition depuis bien longtemps. D’ailleurs sait-on seulement si son frère, Philippe III lui en fit ériger un digne de son nom ?
Pierre comte d’Alençon, de Blois et de Chartres (1251- 6 avril 1284)
Couvent des Cordeliers (Paris)
Coeur: Couvent des Jacobins de la rue Saint-Jacques (Paris)
Cinquième fils de Louis IX, il était présent lors de la 8ème croisade qui vit la mort de son père et son frère Jean-Tristan. Rentré en France il épousa en 1272 Jeanne de Châtillon.
En 1282, après les Vêpres Siciliennes, il se rendit dans le royaume de Naples pour porter secours à son oncle paternel Charles d'Anjou pour le compte duquel il guerroya avant de mourir à Salernes.
Sa sépulture ne semble pas avoir survécu à la Révolution ou avait disparu avant.
Louis († 1277)  et Philippe († 1279)
Abbaye de Royaumont (Oise)
Fils de Pierre  d'Alençon et petits-fils de Louis IX, mort en bas-âge.
Très mutilés avant même la Révolution, leurs tombeaux, restaurés sont dorénavant à Saint-Denis
Photo Erwan Le Marchand
Blanche de France (1253 - 17 juin 1320)
Couvent des Cordeliers (Paris)
Troisième fille de Louis IX. Jeune veuve en 1275 de Ferdinand de La Cerda, fils aîné d’Alphonse X, roi de Castille, elle se retira dans le couvent des Cordelières jusqu’à sa mort dans ce couvent, mais fut inhumée aux Cordeliers. Détérioré par l’incendie de 1580, son tombeau avait été reconstitué et était entouré d’une grillage de fer dont les montants se terminaient par des fleurs de lys. Son gisant la représente en habit de l'ordre de Sainte-Claire.Préservé durant la Révolution, il est dorénavant exposé à Saint-Denis.
Tombeau de Blanche de France aux Cordeliers. Gaignières
Tombeau de Blanche de France à Saint-Denis
Photo Erwan Le Marchand
Collection Gaignières
Tombeau de Louis de France à Royaumont. Le dais sculpté a disparu. Col. Gaignières
Tombeaux à Royaumont. Col. Gaignières
Sépulture en cuivre doré et émail de Jean de France en la basilique Saint-Denis.
Photo Erwan Le Marchand
Parents
► Louis VIII
► Blanche de Castille
 
Epouse
► Marguerite de Provence
 
Enfants
Blanche de France (1240-1243)
► Isabelle de France  (1241/1242-1271). Epousa Thibaud II de Navarre  
► Louis,  comte d’Evreux (1244-1260)
► Philippe, futur Philippe III
► Jean de France († 1247)
► Jean-Tristan, comte de Nevers dit de Damiette (1250-1270)
► Pierre, comte d’Alençon, de Blois et de Chartres (1251-1284)
Banche de France (1253-1320). Epousa Ferdinand de la Cerda
► Marguerite de France (1254 – 1272)
► Robert, comte de Clermont (1256-1318)
► Agnès de France (1260-1325) Epousa Robert II de Bourgogne
 
Détails sur leurs lieux de sépultures et leurs tombeaux en fin d'article
RETOUR PERSONNALITES LIEES A LOUIS IX
Des funérailles houleuses
 
En 1271, Philippe III fit rapporter à Paris les restes de ses proches disparus dans cette expédition : son père Louis IX, sa femme Isabelle d’Aragon et son frère Jean-Tristan.
Pour être transporté et aussi dans le but de partager les reliques, le corps de Louis IX avait été bouilli et les chairs séparées des os.
 
A Paris, la dépouille, plus exactement le squelette, était prête à s’acheminer vers Notre-Dame quand une de ces nombreuses querelles de préséance éclata entre le clergé et le Parlement. Ce dernier, sous prétexte d’avoir tenu la place du roi durant son absence, revendiquait le privilège de s’entendre dire des grâces au même titre que feu Louis IX, ce que Jacques Amyot, le grand aumônier se refusait de faire. Face aux menaces réitérées, Amyot préféra se cacher. Les membres du Parlement ne pouvant le trouver, furent contraints de dire les grâces eux-mêmes, sans avoir oublié de déverser verbalement leur rancune contre Amyot. On en avait pas pour autant fini avec les scandales.
 
Le 12 mai 1271 portés sur les épaules de Philippe III, les restes de son père arrivaient en vue de Saint-Denis.
Les moines de Saint-Denis vinrent au devant du cortège. Mais, arrivé devant les portes de la basilique, Philippe III se vit claquer devant son nez les portes de la basilique ! Toujours très chatouilleux de leurs prérogatives, les religieux de Saint-Denis, ayant noté dans le cortège la présence l’archevêque de Sens et l’évêque de Paris, refusaient tout simplement de les laisser entrer sous prétexte qu’ils ne relevaient pas de l’autorité de ces derniers. Ils entreraient mais sans leurs habits pontificaux ! Ainsi les restes de Louis IX  et son cortège attendirent-ils que les deux prélats acceptassent de se dépouiller de leurs ornements pour que la cérémonie puisse reprendre !
Le roi de Norvège Haakon Magnuson reçut des phalanges pour l’église de Tysoën,
En 1335, la reine Blanche de Suède obtint des fragments d’os pour le monastère de Sainte-Brigitte de Vadstena.
En 1378, ce fut au tour de l’empereur Charles IV de recevoir un autre morceau pour la cathédrale de Prague.
En 1392, le pape Boniface IX ne voulant pas être en reste accepta une côte de la part de Charles VI.  
Les ducs Jean de Berry et Philippe le Hardi reçurent aussi une relique offerte des mains de Charles IX.
 
Ce n’est pas fini !
En 1430, le duc Louis VII de Bavière recevait lui aussi son porte-bonheur pour l’église d’Inglostadt.
Et cela continue !
En 1617, Anne d’Autriche se vit attribuer une côte pendant que dans un élan de générosité elle en offrait une autre et un os d’un bras aux jésuites de Paris et de Rome !
Les abbayes royales de Royaumont et de Poissy furent aussi dotées en grigris ainsi que de nombreuses communautés et églises consacrées à saint Louis.
En 1926, l’archevêque de Paris fit don à l’église Saint-Louis de Montréal (Canada) d’un morceau de la côte conservée en la cathédrale Notre-Dame avec la mâchoire inférieure, relique de la tête autrefois à la Sainte-Chapelle.
Cet inventaire n'est pas exhaustif !
 
Le 18 octobre 1793, les profanateurs révolutionnaires, en fouillant dans le chœur de l’abbatiale durent être déçus ! Ainsi dépecé, expédié aux quatre coins de l’Europe et de la France, il ne restait rien du squelette de Louis IX. Ils trouvèrent un cercueil plus petit que les autres et vide puisque les ossements en avait été retirés en 1297 lors de sa canonisation.
 
Déjà, bien des siècles auparavant, son tombeau, magnifique ouvrage d’orfèvrerie d’or et d’argent, avait été détruit vers 1420 durant la guerre de Cent Ans.
Excepté un os exposé dans la chapelle absidiale de la Vierge, dans un reliquaire du joaillier Chaumet, il ne reste donc aucun ossement de saint Louis à Saint-Denis.
En revanche, un morceau de la mâchoire inférieure est conservée dans la salle du Trésor de Notre-Dame.
Marguerite de France (1254– septembre 1272)
?
Elle épousa épousa  en 1271Jean Ier duc de Brabant dit le Victorieux (v. 1253 – 1294). L’année suivante elle mourut en couches en donnant naissance à un fils qui ne survécut pas.
Selon certaines sources, elle aurait été inhumée à Saint-Denis dérogeant ainsi aux vœux de son père ce qui semble très étonnant si près de la mort de celui-ci.
Robert de France, comte de Clermont (1256 – 7 février 1318)
Couvent des Jacobins de la rue Saint-Jacques (Paris)
 
Sixième et dernier fils de saint Louis. Son intérêt ? Par son mariage avec Béatrice de Bourbon qui, à sa mort, transmit le titre de sire de Bourbon à leur fils aîné Louis Ier, Robert de France devint ainsi le chef de la branche ducale des Bourbons qui accéda au trône avec Henri IV.
 
En 1279, son frère Philippe III l'arma chevalier au cours d'un tournoi. Il eut alors la malchance de recevoir une masse d'arme sur la tête, ce qui le fit sombrer dans la démence pour le restant de ses jours.
Il eut cependant quelques périodes de rémission puisque son neveu Philippe IV lui confia plusieurs missions diplomatiques. Il était aussi membre du Conseil royal de Philippe III et de Philippe IV, mais il n'y joua sans doute aucun rôle significatif à cause de son état mental.
En 1316, il intervint une dernière fois sur la scène politique en se ralliant à son neveu Philippe de Poitiers, futur Philippe V, pour l'obtention de la régence après la mort de Louis X.
Lors de la canonisation de son père en 1297, il était alors le seul de ses fils encore en vie. Son tombeau, dans la chapelle des Bourbons,  a disparu.
 
Robert de Clermont manifesta peu d'intérêt pour le Bourbonnais où il ne séjourna jamais. Il fut inhumé au couvent des Jacobins de Paris tandis que son coeur était déposé au couvent des Cordeliers. Sans doute voulait-il ainsi fonder deux nouvelles nécropoles dans lesquelles deux de ses enfants furent enterrés. Ce choix est semblable à ceux des autres cadets capétiens, de nouveau interdits de sépulture près des rois à Saint-Denis depuis la fin du règne de Philippe le Hardi.
Sources principales :
Epitaphier du vieux Paris
Les 200 cimetières du vieux Paris de Jacques Hillairet
La basilique Saint-Denis : Itinéraire d'un patrimoine
Antiquités nationales ou recueil de monuments... Louis Aubin Millin  (1791)
(*) commentaire(s)
Agnès de France (1260 – 19 décembre 1325)
Abbaye de Cîteaux (Côte-d’Or)
Elle avait épousé Robert II duc de Bourgogne (1248-1306). A la mort de son époux, à qui elle donna neuf enfants, Agnès devint régente de Bourgogne. Elle s’occupa de l’avenir de ses enfants, de la mémoire de son père, intervint en faveur de Jeanne de Bourgogne, sa fille et épouse de Philippe VI. Puis elle rejoignit son mari en la nécropole des ducs de Bourgogne. Sa sépulture disparut définitivement à la Révolution.
Autel et, au-dessus, le reliquaire  qui resta en Tunisie.
Merci à M. Schreiber pour cette photo et les suvantes
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-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 

-Panthéon
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 18 mars 2017
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