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Île de Philæ © MCP
L’AN VI DE LA RÉPUBLIQUE,
LE 13 MESSIDOR
UNE ARMÉE FRANÇAISE COMMANDÉE
PAR BONAPARTE
ET DESCENDUE A ALEXANDRIE
L’ARMÉE AYANT MIS, VINGT JOURS APRÈS,
LES MAMELOUCKS EN FUITE AUX PYRAMIDES,
DESAIX, COMMANDANT LE PREMIÈRE DIVISION
LES A POURSUIVIS AU DELA DES CATARACTES
OU IL ARRIVÉ
LE 13 VENTOSE DE L’AN VII
LES GÉNÉRAUX DE BRIGADE
DAVOUST, FRIANT ET BELLIARD,
DONZELOT, CHEF DE L’ÉTAT – MAJOR ;
LATOURNERIE , COMMANDANT L’ARTILLERIE ;
EPPLER CHEF DE LA 21e BRIGADE,
LE 13 VENTOSE AND VII DE LA RÉPUBLIQUE
3 MARS AN DE J.– C. 1799.
GRAVÉ PAR CASTEIX SCULPTEUR.
An VI (1797-1798) © MCP
An 7 (1798 - 1799) © MCP
Pour la puissance commerciale britannique, l'Egypte était une pièce importante sur la route des Indes orientales. Comme la France n’était pas prête à attaquer la Grande-Bretagne de front, le Directoire décida d'une intervention indirecte en s'emparant de l'Egypte et de l'Orient. Une expédition militaire fut organisée et menée par Bonaparte et ses successeurs de 1798 à 1801. Elle se doubla d'une expédition scientifique, la Commission des sciences et des arts, regroupant des scientifiques de tous poils.
 
Après des préparatifs complexes, l’expédition partit de quatre ports méditerranéens : Toulon, le gros de la flotte avec Bonaparte ; Marseille, Gênes et Civita-Vecchia. L’armée embarquée comprenait environ trente-sept mille hommes. Le débarquement eut lieu le 1er juillet 1798 à Alexandrie. Après une traversée du désert, arriva le temps des combats parmi lesquels la fameuse bataille des Pyramides, celles d'Aboukir (navale et terrestre), d’Héliopolis, l’investissement de Saint-Jean d’Acre, et plusieurs opérations contre le chef mamelouk Ibrahim Bey (1735-1817), vers le Fayoum, en Syrie, Haute Egypte, etc.
Malgré le fait que la France ait assis sa domination sur l'intérieur de l'Egypte, ses armées restaient prisonnières des Anglais, qui contrôlaient la sortie par la mer.
 
A la suite d’une nouvelle offensive anglo-ottomane, le corps expéditionnaire français capitula le 31 août 1801. Menou obtint alors que les troupes françaises soit rapatriées par les vaisseaux anglais qui ramenèrent en France les débris de l’armée d’Orient décimée tant par les combats que par la peste et autres épidémies : on estime que le tiers des engagés dans cette campagne trois ans plus tôt périt  dont la moitié de maladie et le reste dans les combats. Le bilan militaire et diplomatique était désastreux. Mais le bilan scientifique et artistique était exceptionnel : toute l'égyptologie moderne en est issue.
 
Les sépultures :
Malheureusement, excepté à Acre où les hommes tombés lors du siège de Saint-Jean-d’Acre (20 mars-21 mai 1799) semblent avoir été regroupés, au moins pour partie, notamment Caffarelli, je n’ai rien trouvé de probant d’autant qu’en fonction des circonstances, les Français ne purent pas toujours procéder à des inhumations. Reste au Caire, un mémorial dans le cimetière latin de Terre Sainte.  A part Kléber, et peut-être un ou deux autres cas d’illustres inconnus, tel Boÿer [sépulture avec sa femme dans le petit cimetière de Savonnières-devant-Bar (Meuse) qui ne serait qu’un cénotaphe ?], mais dont le nom apparait sur le mémorial qui suit , on ne connait pas de cas de rapatriement de dépouilles, même de personnalités. Il faut dire que la conjoncture ne s’y prêtait pas du tout.
Entre la gravure ci-dessus et la photo qui suit, deux guerres mondiales ont eu lieu. Les noms des Français morts en Egypte durant ces conflits ont remplacé les trois plaques portant ceux des officiers, soldats et savants disparus pendant l’Expédition d’Egypte qui se trouvent dorénavant au sol.
Le bloc « sarcophage » a aussi été conservé.
Cimetière latin du Caire
© Fouad GM
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LES MILITAIRES : liste non exhaustive ne reprenant que les principaux personnages
►ANDRÉOSSY Antoine François (1761 – 10 septembre 1828)
Cimetière de l’Est à Castelnaudary (Aude)
https://gw.geneanet.org/
Après une carrière rapide durant la Révolution, il se distingua lors de la campagne d’Italie et accompagna Bonaparte en Egypte où il remporta la victoire d’Héliopolis. Rentré en France (1801), confirmé dans son grade de général de division,il assista Murat comme chef d’état-major de la Grande Armée et le suivit en Espagne. Gouverneur de Madrid et de la Nouvelle Castille, comte de l'Empire il rejoignit l'Allemagne à la fin de 1811 et participa à la campagne de Russie dans la cavalerie. Bien que blessé à Leipzig, il continua la lutte et commanda la cavalerie en Champagne en 1814. Louis XVIII le nomma inspecteur général des cuirassiers, et chef d'état-major de l'armée sous le duc de Berry. Rallié à Napoléon, qui le nomma ministre plénipotentiaire auprès de Murat durant les Cent-jours, au retour de Louis XVIII, il fut arrêté, cassé dans ses titres et rayé de la liste des Pairs de France.
Remis en liberté après plusieurs mois de captivité, il entra dans la vie privée, d'où il ne sortit qu’en 1819 et récupéra sa pairie Ancien compagnon d'armes de Louis-Philippe d'Orléans, avec lequel il entretenait des relations, il adhéra à la monarchie de Juillet. A la création de la Belgique, il fut nommé ministre plénipotentiaire à Bruxelles où il mourut. Le 17 mars suivant, il fut inhumé provisoirement dans le caveau du maréchal Suchet avant d’intégrer son propre tombeau.
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►BLANQUET DU CHAYLA Armand (1759 – 29 avril 1826)
Cimetière Notre-Dame à Versailles (Yvelines)
►BOYER Pierre François Xavier, baron  (1772 – 11 juillet 1851)
Cimetière du Père-Lachaise, 36ème division (Paris)
Fait prisonnier puis libéré sur parole quelques mois plus tard, de retour à Paris, ses critiques véhémentes à l’encontre de Brueys et d’autres amiraux lui valurent la disgrâce de Bonaparte. N’ayant plus rien à espérer, il demanda sa mise à la retraite, effective en octobre 1803. En 1816, Louis XVIII le promut vice-amiral honoraire. Retiré à Versailles, il y mourut et y fut inhumé.
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►BOUSSART André Joseph (1758 – 10 août 1813)
Cimetière de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées)
Belge de naissance, il participe à l'insurrection brabançonne contre l'Autriche et, après l'échec de cette dernière, part pour la France où il s'engage dans l'armée révolutionnaire. Promu au grade de général de brigade pendant la campagne d'Egypte, où il se signala aux glorieuses journées d'Alexandrie, de Cheybreiss, des Pyramides et d'Aboukir, ce qui lui valut le grade de général de brigade provisoire, confirmé en 1801. Rentré en France, après des commandements secondaires, il prit part aux campagnes à la tête d’une brigade de dragons (1805 à 1807) et mena, notamment, une charge victorieuse contre une colonne prussienne. Il se distingua également à la prise de Lubeck et contribua à la destruction de la colonne ennemie dont il poursuivit les débris jusque dans Anklam. En 1808, il fut transféré en Espagne mais, fait prisonnier lors de la capitulation de Bailén, après avoir été échangé, il repartit pour la péninsule Ibérique où il se distingua dans de nombreuses batailles, cette fois-ci à la tête de la cavalerie du maréchal Suchet.
D'une très grande bravoure, blessé à plusieurs reprises au cours de sa carrière militaire, alors qu’il s’était rendu à Bagnères de Bigorre pour rétablir sa santé, il succomba à ses blessures de guerre. Inhumé dans cette ville, sa tombe a depuis malheureusement disparu.
Officier de marine, il participa activement à la guerre d'indépendance des Etats-Unis, puis à plusieurs missions en Méditerranée une fois la paix signée. S’étant lié d’amitié avec Truguet, à la Révolution, ce dernier l'appela pour être son capitaine de pavillon sur le Tonnant dans l'escadre de la Méditerranée. Puis, pour échapper à la Terreur, il se réfugia à Chartres. Arrêté et emprisonné malgré tout, libéré à la faveur de la chute de Robespierre, Truguet, nommé au ministère de la marine l'appela alors auprès de lui comme adjudant-major (chef de cabinet). Contre-amiral (1796) en avril 1798, il reçut le commandement de la seconde escadre au sein de la flotte de Brueys qui conduisait Bonaparte pour la campagne d'Egypte et s'illustra en dirigeant le débarquement et la prise de Malte. Mais suite à une mauvaise tactique de Brueys dans la baie d’Aboukir, la flotte fut détruite, Chayla fut gravement blessé, défiguré et le nez emporté par la mitraille.
Simple volontaire devenu aide de camp du général Kellermann durant la Révolution, il fit la campagne d'Italie en qualité d'adjudant-général. Puis , il suivit Kléber en Egypte et se distingua, notamment, à la bataille d'Alexandrie où il fut grièvement blessé. Durant cette campagne, il découvre au milieu du désert du Fayoum, des ruines précieuses pour l'histoire de l'antiquité. Général de brigade, à peine rentré en France (1801) il fut expédié à Saint-Domingue où resta deux ans. Capturé par les Anglais sur le chemin du retour, il fut libéré en 1806. Chef d'état-major de Kellermann en Allemagne, et de Junot en Espagne et au Portugal jusqu’ à la retraite finale. Puis, appelé en Champagne, il se battit notamment à Arcis-sur-Aube (1814). Baron de l'empire il se rallia à Napoléon durant les Cent-jours. En demi-solde sous la Restauration, il passa au service de Méhémet-Ali, pacha d'Egypte (1824 à 1826).
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Parfois trop téméraire dans le combat, il perdit un bras lors du siège de Saint-Jean d’Acre et mourut des suites de ses blessures. Inhumé sur place, sa tombe fut découverte en 1969 sur un terrain à côté de l’actuelle école agricole « Yad Natan ». D’autres tombes abandonnées, mais ne mentionnant pas le nom des défunts, furent aussi découvertes à cet emplacement. Depuis, l’endroit a été transformé en un petit cimetière où est honoré leur mémoire. Bonaparte fit ramener son cœur et son bras qui, embaumé, fut d’abord déposé à Falga puis ramené dans le caveau de son frère dans le cimetière de Leschelles (Aisne).
© Avi1111
►DAMAS François-Etienne de (1764 – 23 décembre 1828)
Cimetière du Montparnasse, 1ère division (Paris)
Garde national le 14 juillet 1789, ses connaissances en mathématiques le firent choisir comme aide-de-camp par le général du génie Meusnier (1754-1793). Il servit à Mayence, puis dans l’Ouest. Général de brigade, il suivit Kléber en Egypte. Présent à l'assaut d'Alexandrie, à la prise de Rosette, au combat de Chebreiss, à la bataille des Pyramides, au combat de Ghemélié, à la destruction du camp des Mameluks devant El-Arichet, il fut blessé (ou atteint de la peste ?) à Jaffa. Nommé général de division, il commanda une partie de la Haute-Egypte après la mort de Kléber. Mais accusé par Menou d’être responsable de la défaite de Canope (1801), expédié vers la France, disgracié par Bonaparte, il resta cinq ans sans emploi. Compromis dans le procès de Victor Moreau, arrêté, il fut rendu à la liberté par l'intercession de Joachim Murat.
Ce dernier, devenu grand-duc de Berg, l'employa comme secrétaire d'Etat et commandant militaire (1806). A ce titre, il la campagne de Russie et distingua au passage de la Bérézina. Rentré en France en 1815, avec le titre d'inspecteur général d'infanterie, Louis XVIII le nomma colonel d'armes, commandant la garde royale de Paris (depuis gendarmerie royale), il repose au cimetière du Montparnasse.
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►DAVOUT Louis Nicolas
 
►DELEGORGE François-Joseph-Augustin (1757 – 17 juin 1806)
Présent lors des campagnes d’Italie, d’Egypte et des premières guerres de l’Empire, en juin 1806 il se trouvait en Croatie près de Raguse (act. Dubrovnik). Placé à l'avant-garde avec une petite troupe, il fut assailli par un parti de Monténégrins. La cuisse fracassée, il tomba. Après avoir ordonné aux grenadiers qui tentaient de le sauver de l’abandonner, les Monténégrins lui tranchèrent la tête qui devint un trophée de victoire pour ses adversaires.
A défaut d’une sépulture connue, sa mémoire est célébrée par un monument dressé « à la gloire des enfants d’Arras tombés en tous temps pour la cause nationale » dans le cimetière d'Arras, sa ville natale.
►DESTAING Jacques Zacharie (1764 – 5 mai 1802)
Peut-être le cimetière de Montmartre ou celui disparu de Vaugirard (Paris)
© IvanP
Général de division de la Révolution française, en Egypte, il se distingua sur le champ de bataille des Pyramides où Bonaparte le nomma général de brigade. Commandant du Caire, il combattit ensuite à Aboukir sous les ordres de Murat, s’illustra à Alexandrie et commanda le centre de l'armée à Canope où il fut blessé par deux fois. Nommé général de division par Menou,qui le prit comme chef de cabinet, il reçut l'ordre d'arrêter le général Reynier accusé d'insubordination par Menou.
A Paris,le différend qui l’opposait à Reynier, qui lui tient toujours rigueur de son arrestation, se conclut par un duel au bois de Boulogne où il perdit la vie.
Par la presse d’époque on sait qu’il fut inhumé à Paris « avec tous les honneurs militaires » lors « d’une cérémonie inusité » depuis longtemps avait attiré beaucoup de concours ». Mais où ? Aucun article ne le précise.
Mort à Paris dans le 2ème arrondissement de l’époque, la logique voudrait qu’il ait été inhumé dans le champ du Repos, embryon de l’actuel cimetière Montmartre, à moins qu’il ne l’ait été dans celui disparu de Vaugirard. Dans la première hypothèse, sa tombe a disparu depuis bien des lustres et, dans la seconde, son éventuel transfert ailleurs par la suite est inconnu (pas à Montparnasse).
 
►DORSENNE, Jean-Marie-Pierre Le Paige, comte Le Paige, dit
►DONZELOT François-Xavier (1764 – 21 juin 1843)
Cimetière de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis)
Soldat au Royal Marine, employé au ministère de la Guerre (1791), ses origines roturières le condamnaient à une obscure carrière par quand éclata la guerre qui lui permis de révéler un réel talent militaire. Suivant une brillante carrière dans les armées de Bonaparte, chef d’état-major à l’expédition d’Irlande, il fit la campagne d’Egypte et se signala notamment aux batailles de Sédiman et d’Héliopolis, ainsi qu’au siège du Caire dont, contre son gré, il devait signer la capitulation en 1801. De retour en France, après un passage dans la Grande Armée en 1805, il servit à l'armée de Naples.Gouverneur des îles Ioniennes en 1808, il resta à ce poste jusqu’à la fin de l'Empire, luttant contre la flotte anglaise tout en administrant sagement la population. Ralliant Napoléon pendant les Cent-jours, présent à Waterloo, il ramena ensuite ses troupes sur la Loire. La seconde Restauration le nomma inspecteur général d'infanterie puis, en 1817, l'expédia comme gouverneur à la Martinique.
Après avoir demandé son rappel en 1825, il mena une retraite active comme mécène en en son château de Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne où il fut inhumé.
Tel un mastaba, le fronton de son tombeau est chargé de symboles pour l’éternité : disque solaire du Dieu Râ flanqué des deux serpents urӕus qui l'accompagnent habituellement, attributs du pharaon fils du soleil. Sont également gravées ses principales batailles : de Valmy (1792) à Waterloo (1815).
© D. Timmermans/napoleon-monuments.eu
►DUMAS, Alexandre Thomas Davy de la Pailleterie, dit le général (1762 – 26 février 1806)
Cimetière de Villers-Cotterêts (Aisne)
Fils d’un noble normand parti rejoindre son frère cadet qui avait fait fortune dans les plantations à Saint-Domingue (act. Haïti) et de son esclave d'origine africaine qu’il affranchit et épousa, il était lui-même esclave quand il débraqua au Havre,avant d’être racheté par son père arrivé avant lui. Il était le père de l’écrivain Alexandre Dumas père. Engagé dans l’armée (1786), sa carrière progressa de façon fulgurante pendant la Révolution. Unanimement loué pour ses qualités militaires, en 1793, il fut nommé général de division à la tête de dizaines de milliers de soldats. Commandant en chef de l'armée des Alpes qu’il réorganisa. Sous Bonaparte, il commanda la cavalerie de l’armée d’Orient lors de la première expédition d’Egypte en mars 1798.
Mais, opposés idéologiquement, les deux hommes en viennent à se détester. À la suite d’une altercation entre eux, Dumas sollicita la permission de rentrer en France, et l'obtint. Il quitta l'Egypte en mars 1799. Capturé par les Italiens durant une escale à Tarente, il fut retenu deux ans et violemment maltraité durant sa captivité dont il sortit terriblement estropié de la jambe droite, sourd de l'oreille droite, paralysé de la joue gauche, son œil droit presque perdu et atteint d'un ulcère à l'estomac qui lui fut fatal quelques années plus tard. Malade et handicapé, tombé en désuétude à son retour en France, il fut mis à la retraite en septembre 1802. Ignoré du nouveau pouvoir malgré ses nombreuses démarches, il mourut dans le dénuement à Villers-Cotterêts où il fut inhumé. Son fils reposa près de lui avant son transfert au Panthéon.
© Découvrez Paris!
Enrôlé dans le régiment des hussards de Jemmapes (1793), il fit toutes les campagnes au sein des armées du Nord, de Sambre-et-Meuse, et, après la campagne de Hollande, fut affecté à l'armée d'Italie avec laquelle il se distingua aux batailles de Montenotte, de Rivoli et de Castiglione. Capitaine, il suivit Bonaparte en Egypte et s’illustra notamment durant la campagne de Syrie ce qui lui valut d’être promu chef d'escadron au 21e régiment de dragons.
Ayant reçu de nombreuses blessures en Egypte, et durant plusieurs campagnes à la Grande Armée et en Allemagne et en Pologne, il dut prendre sa retraite en 1807. Mais, en 1812, il reprit du service en tant que lieutenant-colonel adjudant-major de la garde nationale. A  la suite de la chute de l'Empire, il passa colonel au service du royaume des Pays-Bas et fut nommé commandement de la place de Mons. Il y maintint l'ordre durant les événements de 1830, fut promu général par le gouvernement provisoire et maintenu dans ses fonctions de commandant de la place jusqu'en 1841. Mort à Mons, sa ville natale, il y fut inhumé.
►DUVIVIER Vincent (1774 – 4 novembre 1851)
Cimetière de Mons (Belgique)
© Jean-Pol Grandmont
© D. Timmermans http://napoleon-monuments.eu/
►FRIANT Louis (1758 – 24 juin 1829)
Cimetière de Seraincourt (Val-d'Oise)
Remarqué à la Révolution lors de plusieurs batailles, il servit à l’armée d’Italie et suivit Bonaparte en Egypte où il s'illustra lors de la bataille des Pyramides ainsi qu'aux combats de Sédiman et de Samanhoud. Nommé général de division, vainqueur à Aboumanali, il participa aux dernières opérations dans le delta du Nil, puis rentra en France à la fin de 1801.
Il se signala ensuite à Austerlitz en contribuant pour beaucoup à la victoire française. Présent à Auerstaedt Golymin (1806) et Eylau l’année suivante, fait comte de l'Empire (1808), il se battit également à Eckmühl, Ratisbonne, Essling et Wagram (1809). Très actif lors de la campagne de Russie, il reçut le titre très envié de colonel commandant les grenadiers à pied de la Vieille Garde. Chambellan de l'Empereur en 1813, il fut des grandes batailles de la campagne d'Allemagne et se fit encore remarquer lors de la bataille de Champaubert (1814).Bien rallié à la Première Restauration, il rejoignit Napoléon lors des Cent-Jours et prit part à la bataille de Waterloo à la tête de la 1re division d'infanterie de la Vieille Garde. Une nouvelle fois blessé, évacué, Louis XVIII le mit à la retraite. Il mourut au château prieuré de Gaillonnet à Seraincourt où il fut inhumé.
© Pierre Poschadel
►FUGIÈRE Jean Urbain (1752 -17 décembre 1813)
Cimetière Saint-Véran d’Avignon (Vaucluse)
Capitaine d’un bataillon des volontaires de la Drôme (1791), successivement muté à l’armée des Alpes, puis sur les Pyrénées, en Italie et en Suisse, il fut de toutes les batailles et se vit nommé général de brigade (1798).  Faisant partie de l’expédition d’Egypte, il s’empara de l’île de Gozo, voisine de Malte. Après avoir participé énergiquement à la bataille des Pyramides, il commanda les provinces de Garbié et de Mansourah dont il assura l’ordre avec sa détermination habituelle. A la suite d’une grave blessure lors de la bataille terrestre d’Aboukir, Larrey l’amputa de son bras gauche. Bien trop faible pour rentrer en France, il resta en Egypte. Après quelques mois de convalescence, Kléber l’envoya à Rosette apaiser une insurrection. Il prit part à la capitulation d’Alexandrie avant de regagner la France en 1801. Dès son retour,  Bonaparte, reconnaissant, le fit nommer commandant de la succursale des Invalides d’Avignon et du département du Vaucluse. Malgré les souffrances qu’il endurait constamment, Fugière prit possession de son poste (1802) qu’il conserva jusqu’à sa mort à Avignon.
D’abord inhumé au cimetière Saint-Roch, à la fermeture de celui-ci, le « Manchot d’Aboukir » fut transféré en 1832 dans le parc de l’hôtel de la succursale des Invalides, puis au cimetière Saint-Véran en 1850.
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►GANTEAUME Honoré Joseph Antoine (1755 – 28 septembre 1818)
Cimetière des Passons à Aubagne (Bouches-du Rhône)
Se destinant de bonne heure au service de la marine, il débuta dans la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Capturé par les Anglais (1793), il fut libéré peu après. Blessé lors de la bataille navale d’Aboukir, il réussit à s’échapper et, nommé contre-amiral, il dirigea ce qui restait des forces navales en Egypte, puis ramena Bonaparte en France. Il partit alors à Brest où il prit la tête d'une escadre de secours devant porter des renforts à l'armée d'Egypte. Bien qu’ayant appareillé en janvier 1801, à cause de ses multiples hésitations, il porta une lourde responsabilité dans la perte de l'Egypte en ne réussissant pas à ravitailler les Français bloqués dans le pays.Cependant, conservant la confiance de Bonaparte, il poursuivit une belle carrière en commandant l'escadre de Méditerranée de 1800 à 1802. Nommé préfet maritime de Toulon, puis vice-amiral (1804), il commanda les flottes de l'Atlantique jusqu'en 1806. On notera qu’il n’osa pas forcer le blocus anglais pour rejoindre Villeneuve avant Trafalgar.
A la tête des flottes de la Méditerranée de 1808 à 1810, s’il réussit à ravitailler Corfou (1808), il fut incapable d'apporter la moindre aide à l'armée d'Espagne. Inspecteur général des côtes de l'Océan, comte d'Empire, président du conseil d’administration de la marine, conseiller et interlocuteur privilégié de Napoléon dans son entreprise de reconstitution de la marine française, s’étant tenu à l’écart des Cent-Jours, Louis XVIII le fit pair de France. Sans hésitation, il vota la mort du maréchal Ney lors de son procès. Il mourut dans sa propriété La Pauline près d’Aubagne et fut inhumé dans le cimetière de cette commune.
https://www.aubagne.fr/decouvrir-aubagne/patrimoine/patrimoine-funeraire-890.html
►JULLIEN Joseph-Louis-Victor (1764 – 19 mai 1839)
Cimetière de Lapalud (Vaucluse)
Ami proche de Bonaparte, qu’il avait rencontré lors ses études au collège de Brienne, le chemin des deux hommes se sépara quelques années plus tard.  Il combattit aux armées du Rhin, de Rhin-et-Moselle et d'Angleterre. Ayant retrouvé Bonaparte pour préparer l'expédition d'Egypte, il embarqua avec l’armée d’Orient. Après la prise de possession du delta du Nil, il fut nommé commandant de la place de Rosette, fonction d’importance dans un pays occupé où l'armée devait puiser toutes ses ressources.  Rentré en France en 1801, il fut nommé préfet du Morbihan dans une conjoncture économique catastrophique et où la « grande chouannerie » était encore active. Toutefois, grâce à une politique ferme mais généreuse envers ceux qui acceptaient de déposer les armes, il obtint rapidement la reddition de nombreux chouans et la pacification du département. Très loyal envers l’Empereur, invité à son sacre, en 1805 il comptait parmi les grands dignitaires de l’Empire : préfet, général de brigade, commandeur de la légion d’honneur et conseiller d’Etat.
Toutefois, grâce à une politique ferme mais généreuse envers ceux qui acceptaient de déposer les armes, il obtint rapidement la reddition de nombreux chouans et la pacification du département. Très loyal envers l’Empereur, invité à son sacre, en 1805 il comptait parmi les grands dignitaires de l’Empire : préfet, général de brigade, commandeur de la légion d’honneur et conseiller d’Etat. Rayé du tableau des conseillers d'Etat il fut renvoyé de sa préfecture lors de la première Restauration que Napoléon lui rendit pendant les Cent-Jours, mais qu’il perdit définitivement sous la seconde Restauration.
Admis à la retraite avec le grade de lieutenant-général, il se retira à Lapalud dont il fut le maire de 1830 à 1831, et où il fut inhumé.
© Néron Goude
►MENOU Jacques-François de Boussay, baron de (1750- 13 août 1810)
Lieu ignoré
Bien que son lieu de sépulture soit ignoré, son rôle dans cette histoire ne peut le passer sous silence.
Entré de bonne dans la carrière des armes, élu député de la noblesse du bailliage de Touraine aux Etats généraux en 1789, il se rallia à la Révolution et abandonna titre et particule. Promu maréchal de camp et chargé de la défense des Tuileries dans la nuit du 9 au 10 août 1792, il resta passif devant l'insurrection. Général de division, il combattit les vendéens mais fut relevé de son commandement sur une accusation de Robespierre. Sorti de sa retraite en 1795, nommé commandant en chef de l'armée de l'Intérieur, chargé de réprimer l'insurrection du 5 octobre 1795, sa perte de temps en négociations lui valut d'être destitué.
Emmené en Egypte par Bonaparte, à la tête de l'armée d'Orient il se distingua à la prise d'Alexandrie.
Nommé gouverneur de la province de Rosette, il s'intéressa de près au pays qu'il administrait au point d'épouser une musulmane, de se convertir à l’Islam, et de prendre le nom d’Abdallah-Jacques, ce qui, contrairement à ce qu'il avait envisagé, le desservit dans les deux camps.  A la mort de Kléber, il lui succéda à la tête de l'armée d'Egypte comme général en chef. Si on lui concède d’avoir administrer correctement le pays, il était loin d'égaler le grand général aimé de ses hommes. Les autres officiers ne le soutenaient pas et, piètre tacticien, il ne suscitait pas l'adhésion de ses subordonnés. Commettant bévue sur bévue, lorsque les Anglais débarquèrent en force à Aboukir, à tarder à venir, il les laissa écraser la petite garnison d'Aboukir et s'installer efficacement. En mars 1801, sa tentative de repousser le débarquement anglais lors d'une ultime bataille à Canope se solda par une défaite. Il se retira à Alexandrie où il capitula le 31 août. Contraint d'évacuer l'Egypte, il céda aux Anglais la fameuse pierre de Rosette.
Rentré en France, Bonaparte le nomma administrateur du Piémont (1802), gouverneur général de la Toscane, et enfin gouverneur de Venise.  Rappelé en France le 23 juillet 1810, il mourut d’une fièvre à Carpenedo, au nord de Mestre, dans l’actuelle villa Algarotti-Berchet. A ce jour, toutes mes démarches pour trouver ce qu’il advint de sa dépouille sont restées vaines.
►MERLIN Antoine François Eugène (1778 – 31 août 1854)
Cimetière d’Eaubonne (Val-d’Oise)
Fils du célèbre conventionnel Merlin de Douai, entré très tôt dans la carrière des armes, après avoir servi à l’armée du Nord et à celle du Rhin, il avait à peine dix-neuf ans lorsque Bonaparte le nomma son aide de camp et l'emmena en Egypte. Il assista aux batailles des Pyramides et d'Aboukir ainsi qu'au siège de Saint-Jean-d'Acre. Il revint avec Bonaparte, se battit à Marengo et fut promu chef d’escadrons. On le retrouve ensuite dans les hussards à Austerlitz, Iéna Lübeck et Friedland. Envoyé à l'armée de Portugal, une nouvelle fois il fit preuve d’actions d’éclat qui lui valurent d’être promu général de brigade (1813).Il rejoignit alors la Grande Armée avec laquelle il continua à se signaler. Aux Cent-Jours, il s'empara du fort de Vincennes et fut fait major des chasseurs à cheval de la Garde impériale. Proscrit à La seconde Restauration, il suivit son père en exil, rentra en France en 1818.
Aux Cent-Jours, il s'empara du fort de Vincennes et fut fait major des chasseurs à cheval de la Garde impériale. Proscrit à La seconde Restauration, il suivit son père en exil, rentra en France en 1818. Mais, impliqué dans la conspiration de Nautil (1820), il parvint à échapper au mandat d'arrêt lancé contre lui avant d’être acquitté par la Chambre des pairs un an plus tard. Réintégré dans le cadre d'activité après la révolution de Juillet 1830, élu député du Nord, il siégea parmi les conservateurs et se montra partisan de Louis-Philippe. Grand officier de la Légion d'honneur, pair de France, il fut mis à la retraite comme général de division en 1848.Depuis 1830, il résidait dans le Petit-Château d’Eaubonne, héritage de sa femme, Louise Jeanne Madeleine Gohier (1788-1853), fille de Louis-Jérôme Gohier. Le couple repose dans le cimetière dont il avait donné le terrain en 1847.
Merci à Ph. Landru pour cette photo
►MORAND Charles Antoine (1771 – 2 septembre 1835) Paris
Cimetière du Père-Lachaise, 39ème division (Paris) puis cimetière de Montbenoît (Doubs)
Sépulture au Père-Lachaise © MCP
Sépulture à Montbenoît © ER /Anthony Rivat
►RAMPON Antoine-Guillaume (1759 – 2 mars 1842)
Cimetière du Montparnasse (Paris), puis Gilhoc-sur-Ormèse (Ardèche)
Engagé dans l’armée royale qu’il quitta, il reprit du service en 1792. Au sein de l’armée des Pyrénées orientales, il participa à la guerre du Roussillon qui lui donna l’occasion de se mettre en valeur. Mais sa chance tourna à la prise de Collioure par les Espagnols :   blessé et  capturé, il rentra en France à la fin des hostilités, et réintégra le grade de chef de brigade. Affecté à l’armée d’Italie, sa défense héroïque du Monte Legino, lors  de la bataille de Montenotte (1796), lui valut sa nomination de général de brigade.Durant les campagnes d’Egypte et de Syrie il se distingua  lors de la bataille des Pyramides, de la prise de Gaza, du siège de Jaffa, de la bataille du Mont-Thabor, du siège de Saint-Jean-d'Acre et de l'attaque du fort d'Aboukir. Nommé général de division, on le retrouve également aux batailles d'Héliopolis, de Canope et au siège d'Alexandrie. A son retour en France, il occupa le poste de sénateur. Fait comte d'Empire, à partir de 1811, il organisa les Gardes nationales chargées de la défense de la France sur la frontière pyrénéenne.
Après la retraite de Russie, il fut mis à la tête d'un corps d'armée en Hollande.  Chargé de défendre la place de Gorcum, il ne capitula qu'à la dernière extrémité. Après avoir adhéré au retour des Bourbons, qui le nommèrent pair de France, il se rallia à l’Empereur durant les Cent-Jours, et défendit Paris entre la Seine et Bicêtre. Rayé de la liste des pairs, à la seconde Restauration, il fut rappelé à la Chambre haute le 5 mars 1819. Grand croix de la Légion d'honneur, en 1830, il adhéra au gouvernement de Juillet qu'il soutint jusqu'à sa mort à Paris. D’abord inhumé au cimetière du Montparnasse, en 1878 il fut transféré à Gilhoc-sur-Ormèse, à une quarantaine de kilomètres de sa terre natale.
En attendant la photo de sa sépulture actuelle, dessin de sa tombe disparue à Montparnasse
►VALENTIN François (1763 – 13 novembre 1822)
Cimetière municipal de Soissons (Aisne)
Militaire de carrière, il fit les campagnes de la Révolution, se distingua à la bataille de La Guyonnière (1796) lors de la Guerre de Vendée, et contribua grandement à la prise du général Charrette de La Contrie. Affecté à l’armée d’Italie, il embarqua ensuite  pour la campagne d'Egypte où, chef d’état-major,  il commanda  Suez, participa à l’expédition vers la Syrie, et au siège de Saint-Jean-d’Acre avant de commander la province de Rosette. Général de brigade, quelques temps  après son retour en France, il retourna à l’armée d’Italie (1805), participa au siège de Gaète avant de servir à  l’armée de Naples (1806 -1809), puis de revenir à l’armée d’Italie pour participer à la campagne d’Autriche.Commandant d’une brigade de réserve de l’armée d’Espagne, créé baron de l’Empire, présent lors de la campagne de Russie, suite à une blessure à la bataille de Polotsk (18 août 1812), il fut autorisé à rentrer en France et admis à la retraite.
Mort chez son beau-père à Soissons, il fut inhumé dans le cimetière municipal de la commune. Sur son tombeau, on peut encore lire : « Tombe d’un brave. Ci-gît Valentin François, Maréchal de camp, Commandeur de la Légion d'Honneur de Naples, Chevalier de la Couronne de Fer et de plusieurs ordres, mort le 13 novembre 1822 âgé de 59 ans. Campagnes : Vendée, Italie, Naples, Egypte, Siège de Gaète, Wagram, Wilna, Allemagne, Espagne, première et dernière, de Russie » …
© Arnaud Sivert/ http://www.napoleonprisonnier.com/lieux/cimetiereSoissons.html
►ZAJACZEK Józef (1752 – 28 juillet 1826)
Eglise du Sacré-Cœur-de-Jésus à Opatówek (Pologne)
De retour dans la Grande Armée lors de la campagne de Russie, avec ses troupes, il s’illustra à la bataille de Smolensk. Grièvement blessé à la jambe par un boulet de canon au cours de l’opération de la Bérézina, il fut amputé. Fait prisonnier par l'armée russe, libéré (janv. 1814), de retour à Varsovie, il assura alors la vice-présidence d'une commission militaire chargée de réorganiser l'armée de l'ex-duché de Varsovie pour former l'armée du royaume du Congrès, sous tutelle russe. Le 3 décembre 1815, le tsar Alexandre Ier, récemment couronné roi de Pologne, le désigna comme vice-roi.
Tombé malade au printemps 1826, sa santé se détériora rapidement. Il mourut à Varsovie et fut inhumé en l’église du Sacré-Cœur-de-Jésus à Opatówek où il possédait un manoir et des terres données par Napoléon. Son cœur fut déposé à l'église Sainte-Anne de Varsovie et ses viscères enterrés dans la même ville, au cimetière Powązki.
Militaire, après le troisième partage de la Pologne (1795), qui mit fin à l'Etat polonais, il gagna la France et devint un membre actif de la diaspora polonaise à Paris. Pour autant il ne choisit pas d’intégrer les Légions polonaises de Jean Henri Dombrowski (1775-1818) enrôlées dans les troupes françaises. . Il participa à la campagne d'Egypte durant laquelle il dirigea plusieurs provinces. En janvier 1800, il défit Mourad Bey (ca 1750 – 1801) au combat de Sédiman, et participa au siège d'Alexandrie qui se solda par la reddition de la garnison française. De retour en France, général de division, il obtint le commandement d'une division française au service de la République italienne. Par la suite, il fut affecté à la Grande Armée avant d’être incorporé, contre son gré, à l'armée du duché de Varsovie créé par Napoléon (1807).
http://www.nieobecni.com.pl/index.php?s=grob&id=227376
Sur les plaques s’égrènent des noms entre célébrités et oubliés de l’histoire.
 
Aux Français morts pour la patrie, Expédition d’Egypte 1798-1801.
Général Kléber, amiral Brueys, généraux Baudot, Bon, Caffarelli, Crétin, Dommartin, Dupuy, Duranteau, Lanusse, Leclerc, Muireur, Rambeaud, Roize.
 
Officiers et soldats des armées de terre et de mer, savants :
Barthélemy, Berteil, Bessières Julien, Boyer, Brulé, Bulliaud, Camin, Caron, Casals, Casabianca et son fils, Chanussot, Corabœuf, Couroux, Croisier, Crosse, Desnanots, Destrées, Donzalot  Joseph Anatole, Duperrés, Duviviers, Dupetit-Thouars, Duplessis, Duval, Fontette, Fouler, Franceschi, Gallois, Gerbault, Gillet, Giroux, Godard, Guilbert, Hauser, Henrici, Humbert, Joly, Jullien, Lannes, Leturcq, Mars, Martin, Martinet, Masse, Masun, Maugras, Michaud, Morandi, Mougin, Muiron, Parmentier, Paulet-Tambour, Pinault, Pinon,Roussel, Roussel-Monpatri, Say, Senneville, Sornet, Sulkowsky, Testevuide, Thévenard, Thévenot, Venoux, Venture, Vilain, Vincent.
 
Bien évidemment, cette liste gravée est très loin d’être exhaustive.
 
Manque de notoriété et oubli abyssal, registres perdus ou lacunaires, sépultures relevées ou disparues, etc., sont autant de raisons, malgré toutes mes démarches, qui rendent impossible la localisation des dernières demeures de bon nombre de ces aventuriers du désert. Quelques trouvailles et inédits viennent heureusement compenser un peu cette frustration bien que beaucoup de tombes aient, là encore, été relevées.
►VERDIER Jean-Antoine (1767 – 30 mai 1839)
Très probablement le cimetière Saint-Brice à Mâcon (Saône-et-Loire)
Un fait d’arme lui ayant valu une rapide promotion, on le retrouve à l’armée d’Italie avec le grade de de général de brigade (1796). En Egypte il commanda une brigade de la division Kléber aux Pyramides, et fut l’un de ceux qui montèrent à l’assaut de Saint-Jean-D’acre où il fut blessé. Avec des troupes sept à huit moins nombreuses que l’adversaire, il réussit à écraser 7 à 8 000 janissaires débarqués près de Damiette (nov. 1799). Récompensé par un sabre d’honneur et une élévation au grade de général de division, il fut appelé en France avant l’évacuation de l’Egypte. Puis, cumulant les actes de bravoure tant en Italie, qu’en Autriche, il continua à glaner des lauriers en Espagne et en Russie. Mis en non-activité à la Restauration, il rallia Napoléon durant les Cent-Jours. Chargé du commandement de Marseille, après la bataille de Waterloo, Toulon étant menacée par l’armée austro-sarde et la flotte anglaise, il fonça vers cette ville pour préserver à la France une de ses meilleures places fortes et son port. Il y parvint à la conserver intacte et sans pillage. C’était sa dernière grande action.
Mis en non-activité à la Restauration, il rallia Napoléon durant les Cent-Jours. Chargé du commandement de Marseille, après la bataille de Waterloo, Toulon étant menacée par l’armée austro-sarde et la flotte anglaise, il fonça vers cette ville pour préserver à la France une de ses meilleures places fortes et son port. Il y parvint à la conserver intacte et sans pillage. C’était sa dernière grande action. Bien que comblé de gloire et d’honneurs si vaillamment conquis, il sombra peu à peu dans l’oubli. Retiré à Mâcon auprès de sa fille unique, il fut mis définitivement à la retraite en 1832.
Mort à Mâcon, tous les indices pointent vers une inhumation au cimetière Saint-Brice de cette commune. Malheureusement, les registres ne remontant pas aussi loin, la preuve absolue ne peut être apportée. On peut raisonnablement penser que, comme celle de Jean-Baptiste Drouet, sa tombe disparut lors d’une relève classique.
 
►VILLENEUVE Pierre-Charles Silvestre de
LA COMMISSION DES SCIENCES ET DES ARTS : liste non exhaustive ne reprenant que les personnages dont les lieux de sépultures ont pu être localisés de façon certaine.
 
Si Monge et Berthollet étaient déjà des « savants » reconnus lorsqu'ils embarquèrent, le gros de la troupe n'avait pas trente ans. Recrutés par cooptation (des élèves par leurs maîtres, des amis par leurs relations), certains bénéficièrent d'une notorité plus ou moins importante par la suite.
Cette Commission comptait 167 membres civils ou militaires répartis en plusieurs sections dont les intitulés, et les membres qui la composaient, varient selon les sources. D’une façon plus générale s’engagèrent des mathématiciens, des astronomes, des naturalistes et ingénieurs des mines, zoologistes des minéralogistes, des géographes, des ingénieurs civils et militaires, des géographes, des architectes, des ingénieurs constructeurs, des peintres et dessinateurs, un sculpteur, des mécaniciens, des spécialistes des poudres et salpêtres, des littérateurs et secrétaires, des orientalistes et interprètes, des officiers de santé (médecins, chirurgiens, pharmaciens), des ingénieurs et élèves des Ponts et chaussées, des ingénieurs du génie maritime, des économistes, des imprimeurs munis de caractères latins, grecs et arabe, deux artistes musiciens,
Où que se rende l’armée, ils étaient susceptibles d'exercer leurs talents dans de terribles conditions, mais stimulés par l'idée des extraordinaires découvertes qui les attendaient. Nombre d’entre eux ne sortirent pas vivants de cette aventure.
►AIMÉ François Sébastien (1761 - 27 avril 1843) (Section Mécanique et Aérostats)
Cimetière de l’Est à Metz (Moselle)
Officier du génie français, directeur des ateliers de menuiserie en Egypte, il fut par la suite conservateur des laboratoires de physique et de chimie de l'Ecole royale d'artillerie et du génie.
© https://www.lieux-insolites.fr/
►ARNOLET Pierre Jean-Baptiste (1776 - 30 janvier 1857) (inédit)
Cimetière des Péjoces à Dijon (Côte-d’Or)
Ingénieur en chef des Pont et Chaussées et membre de l’Institut. Rien trouvé de probant le concernant après son retour en France.
© MCP
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►BALZAC Charles Louis (1752 - 29 mars 1820) (inédit)
Cimetière du Père-Lachaise (Paris)
Homonyme sans lien filial avec Honoré de Balzac, il était déjà un architecte estimé par ses dessins, quand il participa à la commission chargée de l'exploration systématique de la Haute-Egypte. Il fournit une grande quantité de dessins d'architecture pour la Description de l'Égypte.
Au théâtre du Caire, il fit jouer un opéra comique, Les Deux Meuniers, composé par Henri Rigel (1772-1852), dont il rédigea le livret en vers. Nommé membre de l'Institut à son retour en France, il entra au service des travaux publics du département de la Seine et devint inspecteur en chef des travaux publics de la ville de Paris. Inhumé le 1er avril 1820 dans une concession temporaire au Père-Lachaise, sa tombe a depuis été relevée.
►BELLESTE Henri (1778 – 17 mai 1808)
Cimetière de Lorris (Loiret)
Secrétaire interprète auprès de Kléber, de retour en France, il fut associé avec son ami Jaubert au ministère des langues orientales. Ses qualités firent que Talleyrand voulut se l’attacher avec le titre d’adjoint au secrétaire interprète du gouvernement. Mais sa santé faiblissant,  il se retira dans sa famille à Lorris. Il laissa plusieurs traités et mémoires sur l’Egypte. Inhumé à Lorris, la sépulture familiale a été  reprise en 2012. Pour conserver son souvenir, ses parents avaient fait graver sur sa tombe l’épitaphe suivante :
►BESSIÈRES Henri Géraud Julien (1777 – 31 juillet 1840)
Cimetière du Père-Lachaise, 41ème division (Paris)
Recommandé par son cousin, le maréchal Bessières, pour l’expédition d’Egypte, il intégra celle-ci en qualité d'adjoint à la commission des sciences. Comme il revenait en France, son bateau fut pris par un corsaire. Après une assez longue captivité à Janina, Corfou et Constantinople, il parvint à s'évader avec ses compagnons, fut repris, et enfin remis en liberté à la sollicitation des ambassadeurs de Russie et d'Angleterre. En 1804, il débuta dans la diplomatie avec une mission auprès d'Ali, pacha de Janina, dont il avait été l'esclave au cours de sa mésaventure précédente. Puis, successivement consul général à Venise, commissaire impérial à Corfou, intendant de la Navarre en 1810, et intendant de l'armée et des provinces du Nord de l'Espagne, il revint en France et fut fait préfet du Gers (1813).
Au service de la première Restauration, qui le nomma préfet de l’Aveyron, Napoléon, durant les Cent-Jours, lui confia la préfecture de l'Ariège. Dans cette situation difficile, il eut beau se ménager autant que possible pour l'avenir, il n'évita pas la disgrâce lors de la seconde Restauration. Il perdit sa place, et resta sans fonctions jusqu'en 1818.
De nouveau en faveur, nommé maître des requêtes, attaché au comité de liquidation des créances étrangères, dans même temps il siégea à la Chambre des députés (députation du Lot, sa région natale) parmi les royalistes constitutionnels. Il adhéra à la révolution de Juillet et au gouvernement de Louis-Philippe. Membre de la majorité conservatrice, il prêta son appui à toutes les propositions ministérielles. La croix de commandeur de la Légion d'honneur, et enfin la dignité de pair, mirent le comble à sa fortune politique.
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►BONJEAN Antoine-Nicolas-François (1778 – 27 octobre 1845)
Cimetière du Montparnasse (Paris)
Ingénieur constructeur de vaisseaux, il n’arriva en Egypte qu’en février 1801, après que sa frégate eut forcé le blocus anglais, et prit aussitôt rang dans la Commission des sciences et des arts. Je n’ai rien trouvé le concernant après son retour en France. Mort à Paris, il fut inhumé dans une fosse temporaire au cimetière du Montparnasse, tombe relevée depuis bien longtemps.
►BOUDET Jean-Baptiste Pierre (1748 – 18 décembre 1828)
Cimetière du Père-Lachaise, 39ème division (Paris)
Chimiste et pharmacien, il fut attaché à l'expédition d'Egypte en tant qu'inspecteur des pharmacies, directeur des brasseries et distilleries de l'Armée. Au Caire, il montra un grand courage pendant l'épidémie de peste. Elu membre de l'Institut d'Egypte dans la section de physique, Kléber le nomma pharmacien en chef de l'armée .
Rapatrié en France (1801), fait Chevalier de la Légion d'honneur (1804), il fut admis à la retraite (1810). Installé à Paris, il fut l’un des fondateurs de la Société de Pharmacie et l’un des rédacteurs du Code pharmaceutique. Membre de l'Académie de médecine de Paris (1820), il mourut dans la capitale avec le titre de pharmacien en chef de l'Hôpital de la Charité.
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►BOURRIENNE Louis Antoine Fauvelet de (1769 – 7 février 1834)
Cimetière Saint-Ouen à Caen (Calvados)
Ami de Napoléon depuis l’école militaire de Brienne, il opta pour une carrière dans les affaires étrangères et fut nommé secrétaire d’ambassade à Stuttgart (1792). A son retour en France, Bonaparte le convoqua d’urgence en Italie où il se rendit indispensable par son intelligence et sa grande mémoire. Ses compétences diplomatiques aidèrent aussi à la rédaction du Traité de Campo Formio, mettant fin à la guerre Franco-Autrichienne. Présent en Egypte (Section Economie politique), dès lors les deux amis ne se quittèrent plus. Il accompagna Bonaparte tout au long de son ascension au pouvoir jusqu’à devenir son conseiller personnel. Cependant, en 1802, en raison de l’implication de Bourrienne dans des activités frauduleuses et son rapprochement avec les Bourbons, Bonaparte l’éloigna du pouvoir. Ministre plénipotentiaire à Hambourg (1807), il se livra à la contrebande des produits anglais de façon si éhontée qu’il fut destitué (1813).
Cependant, en 1802, en raison de l’implication de Bourrienne dans des activités frauduleuses et son rapprochement avec les Bourbons, Bonaparte l’éloigna du pouvoir. Ministre plénipotentiaire à Hambourg (1807), il se livra à la contrebande des produits anglais de façon si éhontée qu’il fut destitué (1813). Rallié aux Bourbons, talleyranrd lui confia la direction des postes. Nommé préfet de Police, il devint député de l’Yonne.Mais la révolution de Juillet 1830 et la perte de sa fortune égarèrent sa raison. Il termina son existence à l’asile d’aliénés de Caen.
Merci à Ph. Landru pour cette photo
►CARISTIE Philippe Joseph (1775 – 10 octobre 1852)
Cimetière d’Avallon (Yonne)
Admis à l'École Polytechnique (1795) il partit pour l'Egypte avec l'armée d'Orient. Il exerça les fonctions d'ingénieur des Ponts et Chaussées dans la province de Fayoum et, comme tel, collabora au grand ouvrage que la Commission des Sciences et Arts d'Egypte publia par la suite. Ingénieur à Lyon, puis à Avignon pendant vingt-trois ans, il obtint ensuite la résidence d'Avallon où il finit ses jours. Avec lui repose son frère, Auguste-Nicolas Caristie (1783-1862) , architecte et grand prix de Rome d’architecture (1813).
© D. Timmermans/Bulletin de l’ACMN (2014)
►CASTEX (CASTEIX) Jean-Jacques (1731 – 10 juin 1828)
Cimetière du Père-Lachaise, 11ème division (Paris)
Sculpteur et dessinateur, il accompagna divers membres de l’expédition d’Egypte au Fayoum et dans la Haute-Egypte où, à Philæ, dans la pierre du grand temple, il grava le texte qui lui valut sa notoriété, sans doute plus que ses œuvres. Texte qui a inspiré cet article. D'après les dessins qu'il avait rapportés, il réalisa un modèle en cire du zodiaque de Denderah qu'il envoya au Salon de 1819, en même temps qu'un projet pour un Tombeau du général Kléber.
Mort dans la misère à l'Hôtel-Dieu de Paris, le médaillon qui orne sa tombe est signé Lestrade.
© MCP
►CHABROL DE VOLVIC Gaspard de (1773 – 30 avril 1843)
Cimetière du Père-Lachaise, 40ème division (Paris), puis Riom (Puy-de-Dôme)
Ingénieur des ponts et chaussées, il suivit l’expédition durant laquelle, avec les ingénieurs Faye et Bodard, il s’occupa du rétablissement du canal d'Alexandrie au Nil durant l’année 1799. Puis il se rendit en Haute-Égypte où, sous la direction de Le Père, il prit part à une nouvelle campagne de nivellement. On lui doit aussi d'importantes réparations du fameux nilomètre de Roudah. A son retour, il collabora au grand ouvrage publié par la Commission et fit paraître le sien : Sur les mœurs et les usages des Egyptiens modernes. Puis, dans le cadre de projets de grands travaux de l’Empereur, ce dernier le nomma sous-préfet de Pontivy (1803) où il reprit le projet de développement : « Napoléonville ». De là, il fut appelé à la préfecture de l’éphémère département de Montenotte en Italie (1806). Nommé préfet de la Seine (1812), Louis XVIII le maintint à ce poste où il ne ménagea pas son activité : création de 132 voies publiques, le pavage de nombreuses rues et boulevards, l'extension des égouts l'usage des trottoirs, la généralisation progressive de l'éclairage public au gaz.
►COLLET-DESCOTILS (dit Descotils) Hippolyte-Victor (1773 – 6 décembre 1815)
Cimetière du Père-Lachaise, 10ème division (Paris)
Chimiste et minéralogiste, ayant intégré l’expédition, il fut élu parmi les premiers membres de l’Institut d’Egypte. Le 19 mars 1799, avec ceux dont Castex grava les noms à Philae, il quitta Le Caire pour la Haute-Egypte pour prendre des renseignements sur le commerce, l’agriculture, l’histoire naturelle, les arts et les antiquités, étudier le système d’irrigation, et surtout pour examiner le régime du Nil depuis la première cataracte. De retour au Caire, il remplaça Champy comme administrateur des propriétés mises à la disposition de l’Institut. De nouveau en France, il devint professeur de chimie au corps royal des Mines, puis conservateur des produits chimiques. Ingénieur en chef des Mines, il fut chargé d’aller inspecter et d’organiser les mines d’alun de la Tolfa, près de Rome
Sociétaire du cercle scientifique la Société d'Arcueil, il fut nommé directeur provisoire de l’École royale des mines l’année de son décès. Mais ayant étudié les applications de la chimie à la métallurgie, il est surtout connu pour ses travaux docimastiques. Il repose au cimetière du Père-Lachaise.
© MCP
►CORDIER Pierre Louis Antoine (1777- 30 mars 1861)
Cimetière du Montparnasse, 29ème division (petit cimetière) (Paris)
Professeur de géologie à l'Ecole des mines jusqu’à sa mort, il suivit Dolomieu en Egypte. Prisonnier, il parvint à être libéré rapidement et regagna la France. Par la suite, sa passion et  ses talents rythmèrent sa carrière : fondateur de la minéralogie microscopique, vice-président du Conseil général des mines, il devint conseiller d'Etat et pair de France sous la Monarchie de Juillet. Professeur de géologie au Muséum d'histoire naturelle de 1809 à sa mort, il créa la Galerie de géologie du Museum en organisant et classifiant un nombre impressionnant d’échantillons de la collection qu’il ne cessa d’enrichir. Membre de l'Académie des sciences (1822), il s’intéressa aussi à la température interne de la Terre et aux volcans. Il participa également activement au développement et à la modernisation des transports.Il fut inhumé au cimetière du Montparnasse selon le rite protestant.
►COUTELLE Jean Marie Joseph (1738 – 20 mars 1835)
Cimetière du Père-Lachaise, 11ème division (Paris
Quittant son Mans natal, il se rendit à Paris (1772) et, à Versailles, devint professeur de physique du comte d’Artois. Ayant fait la connaissance du physicien, Alexandre Charles, à la suite de l’expérience des frères Montgolfier, les deux hommes s’intéressèrent de près aux ballons. La Convention le nomma capitaine, premier officier d'aéronautique, pour fabriquer des ballons destinés aux armées de la République. Le but était  d’observer et de planifier des manœuvres face à l’ennemi. La compagnie d'aérostiers prit alors part à toute la campagne de Belgique. En remerciement de ses services, Coutelle fut nommé chef de bataillon (1796). Attaché à l'expédition d'Egypte, le vaisseau qui portait son matériel ayant été dévasté par le feu, il ne put malheureusement, exercer ses compétences. Ce qui ne l’empêcha pas de profiter des campagnes des autres sections. Ainsi, tomba-t-il en admiration devant les deux obélisques de Louxor et eut-il l’idée de les rapporter à Paris.
Ce rêve prit forme par la suite avec l’un des deux ornant la place de la Concorde à Paris. Par la suite, il apporta à Napoléon son expertise des ballons pour un projet d'invasion de l'Angleterre. Nommé sous-inspecteur aux revues à son retour, il suivit la Grande Armée de 1805 à 1807 comme Intendant du Wurtemberg. Blessé à la bataille de Medellin durant la guerre d'Espagne, fait Chevalier de l’Empire, il fut mis à la retraite en 1816, et inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
© MCP
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►DELAPORTE Jacques-Denis (1777 – 23 janvier 1861)
Cimetière du Montparnasse, 10ème division (Paris)
Orientaliste et arabisant, après avoir été traducteur lors de la campagne d'Egypte et de Syrie, il fut chef de chancellerie à Tripoli (1806-1816) et consul à Mogador (1834-1840). D’une façon générale, cet interprète de l'armée en fut l’un des principaux de l'état-major.
►DESGENETTES René-Nicolas Dufriche, baron (1762 – 3 février 1837)
Cimetière du Montparnasse, 4ème division (Paris)
►CHAMPY Jacques (père) (1744 – 11/12 mars 1816)
Cimetière du Père-Lachaise (Paris)
Commissaire des Poudres et Salpêtres en Bourgogne et en Bresse, en 1792 la Convention le nomma administrateur général des Poudres et Salpêtres. En charge des Poudres durant la campagne égyptienne, et membre, puis président de l’Institut d’Egypte, à son retour en France, il fut confirmé comme administrateur général, puis enrégisseur général des Poudres et Salpêtres (1814). Son fils, Jean-Siméon (1778-1845), le remplaça à ce poste en 1815. Les cendres de ce dernier, inhumé au cimetière Saint-Vincent (Paris), ont été transférées dans l’ossuaire du Père-Lachaise en 1958. Son autre fils, Jean-Nicolas (1776-1801) mourut de la peste au Caire.Champy père fut, lui,  inhumé dans une fosse temporaire au cimetière du Père-Lachaise, relevée depuis bien longtemps.
Au Père-Lachaise © MCP
Brillant médecin, il vint à Paris en 1791 et prit le parti des Girondins. A la disparition de ces derniers, par prudence, il s’engagea dans l’armée et fut envoyé à l’armée d’Italie où il déploya une activité et un courage qui le placèrent dans la suite au premier rang des médecins militaires. Ebloui par son intelligence et sa culture, Bonaparte le fit nommer médecin en chef de médecin chef de l’armée d’Orient et de l’expédition d’Egypte où il instaura des mesures d’hygiène et de prophylaxie rigoureuses  L’observation des cas de variole, de scorbut, de conjonctivite aiguë contagieuse et de dysenterie  lui donnèrent une bonne expérience de la médecine militaire. Face à une épidémie de peste à Saint-Jean-d’Acre, il demanda que soient évacués les blessés et les malades. Avec détermination, il refusa de sacrifier les soldats décimés par la peste, et Napoléon accepta que les mourants soient transportés jusqu’à Jaffa. Il se voua corps et âme à leurs soins.
Quelque temps après son retour en France, il fut affecté médecin au Val-de-Grâce, puis nommé médecin en chef des armées. Membre de l’Institut et membre associé des Sociétés de médecine de Marseille et de Montpellier, il publia une Histoire médicale de l’armée d’Orient, qui produisit un grand effet dans le monde savant.
Comblé de faveurs par l’Empereur, il fut de toutes les campagnes, organisant les soins de son mieux. Fait prisonnier lors de la retraite de Russie, le tsar le libéra en remerciement des soins prodigués aux soldats russes. Nommé médecin-chef de la Grande-Armée durant la campagne d’Allemagne, après la défaite de Leipzig, il fut malheureusement bloqué dans la citadelle de Torgau, où il enraya une épidémie de typhus. Il ne rentra qu’après la chute de l’Empire, mais retrouva sa place pendant les Cent-Jours, et assista à la bataille de Waterloo. Maintenu dans ses fonctions au Val-de-Grâce par Louis XVIII, et à la Faculté de Médecine de Paris, il fut révoqué de celle-ci, en 1822, pour avoir fait preuve d’esprit de tolérance lors d’une éloge funèbre. Puis, en 1832, la monarchie de Juillet lui confia le poste de médecin en chef des Invalides qu’il demandait en vain depuis longtemps et où il mourut. Inhumé au cimetière du Montparnasse, il changea d’emplacement en 1846
Arrière-petit-fils de François Andréossy (1633-1688), géomètre du canal du Midi, général, hydrographe et diplomate, il avait hésité entre Ancien régime et la Révolution qu’il choisit tout en condamnant les excès. Passé à l'armée d'Italie où il se distingua, il accompagna ensuite Bonaparte en Egypte qui lui confia les troupes de la flottille du Nil. En parallèle, il poursuivit ses observations scientifiques. De retour en France, il seconda efficacement Bonaparte lors du coup d’Etat du 18 brumaire. Promu général de division, directeur général du dépôt de la Guerre, par la suite il exerça aussi des fonctions diplomatiques comme ambassadeur en Angleterre et à Vienne.
Fait comte d’Empire (1809), nommé gouverneur de Vienne, puis ambassadeur à Constantinople (1812-1814), il se rallia à Napoléon durant les Cents Jours avant de se soumettre à Louis XVIII sous la Seconde Restauration. Député libéral de l’Aude, il occupa divers postes officiels et fut membre libre de l’Académie des sciences. Alors qu'il retournait à Castelnaudary après la session législative, il mourut à Montauban d'une fièvre cérébrale et fut inhumé dans sa ville natale.
►BELLIARD Augustin-Daniel (1769 – 28 janvier 1832)
Cimetière du Père-Lachaise, 35ème division (Paris)
La monarchie de juillet lui confia une division Algérie 1830 puis le commandement d'Oran où il arriva précédé de sa réputation de grande dureté, voire de cruauté. Relevé de ses fonctions (1833), il finit sa carrière comme inspecteur général de la gendarmerie. A sa mort, il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
►LAGRANGE Joseph (1763 – 16 janvier 1836)
Cimetière de Sempesserre (Gers)
Après avoir rapidement les premiers grades lors des campagnes d’Italie, Carinthie et Tyrol, Bonaparte le choisit pour faire partie de l'expédition d'Egypte où sa conduite et ses talents lui valurent d’être promu général de brigade. Il se signala particulièrement aux sièges d'El Arish et de Saint-Jean-d'Acre et à la bataille d'Héliopolis. Nommé inspecteur général la gendarmerie et général de division, à son retour, il fut chargé, en 1805, du commandement en chef de l'expédition dirigée contre les colonies anglaises des Antilles. A la suite de son brillant succès, il commanda une division en Hollande et contribua à la réussite de la campagne de Prusse sous les ordres du maréchal Mortier et fut nommé gouverneur de l’électorat de Hesse-Cassel. Membre de la commission chargée d'organiser le royaume de Westphalie (1808), il passa au service du roi Jérôme Bonaparte qui le nomma ministre de la Guerre et le choisit comme chef d'état-major.
Appelé à l'armée d'Espagne, lors du soulèvement du Dos de Mayo à Madrid, il participa aux opérations de répression, se distingua à plusieurs reprises contribua au gain de la bataille de Tudela. Présent en Allemagne et en Russie, il s’illustra de nouveau pendant la campagne de France (1814) où il est grièvement blessé à la tête.Il ne prit aucune part aux Cent-Jours. Député du collège de département du Gers, où il siégeait dans la majorité royaliste, nommé inspecteur général de la gendarmerie, le gouvernement de Louis-Philippe l'appela à la Chambre des pairs (1831). Il siégea jusqu'à sa mort à la Chambre haute dans la majorité ministérielle. Inhumé dans sa commune natale, on raconte qu’il avait fait un don à perpétuité pour qu'on éclaire sa tombe tous les soirs.
https://www.geneanet.org/cimetieres/view/254957
http://patrimoineruralgers.free.fr/communes/
Rallié à Napoléon durant les Cent-Jours, fait pair de France, il commanda une partie de la Vieille Garde au cours de la bataille de Waterloo pendant laquelle il reprend aux Prussiens le village de Plancenoit. Condamné à mort par contumace, il s'exila en Pologne, patrie de sa femme. Mais en 1819, il se constitua prisonnier. Il parut alors devant le conseil de guerre qui l’acquitta avant d'être réintégré dans l'armée avec son grade. Il resta dans la retraite jusqu'en 1830, année où il reçut le grand cordon de la Légion d'honneur, que lui avait déjà accordé Napoléon, et le commandement de la division militaire de Besançon.
Mort à Paris, il fut d’abord inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Puis, en 1885, ses descendants transférèrent ses restes et ceux de son épouse polonaise, Emilie Parys, au cimetière de Montbenoît (Doubs) où le mausolée familial, face à l’abbaye de Montbenoît, est actuellement fort dégradé. En revanche, son cœur et la dépouille de son fils, le général de brigade Louis Charles Morand (1826-1870), officier d'ordonnance de Napoléon III, blessé mortellement à la bataille de Beaumont, sont restés dans la nécropole parisienne.
Abandonnant le barreau au profit de la carrière militaire à la Révolution, après s’être distingué aux armées du Nord, du Rhin, Sambre et Meuse et d’Italie, il prit part à la campagne d’Egypte. Se distinguant à la bataille des Pyramides, nommé chef de brigade, il défendit la Basse-Egypte tout en négociant l’évacuation de l’armée avec les Anglais.Présent à Austerlitz, Auerstedt, Czarnowo, Golymin et Eylau, il fit aussi les campagnes de l’Autriche, dont la bataille de Wagram. Nommé gouverneur de Hambourg (1810), il y demeura jusqu’à la campagne de Russie où, durant la retraite, il fut le premier homme à passer la Bérézina, à faire fait traverser les débris de sa division, musique en tête. En 1813, en Allemagne, s’il connut quelques défaites, sa division se couvrit de gloire dans plusieurs victoires, notamment à Dennewitz et à Hanau. Gouverneur de Mayence, il défendit la place avec vigueur et ne la remit que sur ordre de Louis XVIII.
Il acheva le canal de l'Ourcq, construisit les canaux Saint-Martin et Saint-Denis, la Halle aux vins, les abattoirs, la Bourse. A l’origine de plusieurs lotissements, il restaura aussi la Sorbonne et ouvrit un très grand nombre d'écoles primaires. Député du Puy-de-Dôme, il démissionna de ses fonctions à l'avènement de la Monarchie de Juillet, mais fut réélu député du même département en 1839 et 1842. Ce grand fonctionnaire reposa au cimetière du Père-Lachaise jusqu'en 1845, date de son transfert à Riom, sa ville natale. Avec ses 135 m², le mausolée familial,  aménagé en 1858, serait l'une des concessions les plus importantes de France.
A Riom https://www.lamontagne.fr/riom
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►DOLOMIEU Déodat Gratet de (1750 – 29 novembre 1801)
Eglise ou cimetière de Châteauneuf (Saône-et-Loire)
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Géologue, minéralogiste et volcanologue, son nom reste attaché à ses découvertes : un minéral, la dolomite ; une roche, la dolomie ; un cratère volcanique dans l’île de la Réunion et à un massif montagneux italien, les Dolomites. Lorsqu’il eut deux ans, son père lui acheta le titre de chevalier de Malte et, des années plus tard, il fit son noviciat sur les galères de l'Ordre. Au cours de plusieurs voyages, il fit de nombreuses et importantes observations géologiques. Il publia des études sur les tremblements de terre, puis différents mémoires sur le basalte, sur les calcaires auxquels on a donné depuis son nom. Mérites d’autant plus grands que lames minces de roches, le microscope polarisant et la géochimie n’existaient pas encore. Proscrit durant la Révolution, une fois réhabilité il fut nommé inspecteur des Mines, professeur de géologie à l'Ecole des Mines, et devint membre de l'Institut.
Merci Monique Bonvallet pour ces photos
Médecin, il ouvrit un cabinet à Paris et devint professeur d'anatomie à l'Ecole royale de Chirurgie. A la suite des bouleversements dus à la Révolution, il fut désigné pour représenter les sciences médicales parmi les savants de l’expédition d’Egypte. Après avoir débarqué à Alexandrie, il gagna Le Caire où Bonaparte l’affecta à la section physique de l’Institut d’Egypte récemment créé. Des problèmes de santé ayant exigé son rapatriement en France (fév.1799), une fois rétabli, il retrouva ses fonctions de professeur à l’Ecole de Santé. Nommé chirurgien en chef de l'hospice des malades du faubourg Saint-Denis (1802), très apprécié de ses confrères et de ses patients, il obtint les fonctions de médecin consultant de la cour impériale (1808). Et en 1810, il eut le privilège d’être le chirurgien accoucheur de l'impératrice Marie-Louise dont la grossesse venait d'être rendue publique.
►DUBOIS Antoine (père) (1756 – 30 mars 1837)
Cimetière du Montparnasse, 16ème division (Paris)
Dès son débarquement en Egypte, il entreprit la vérification des données géographiques qu’il avait lues dans les auteurs anciens, grecs et latins. En même temps, il fit installer et surveilla moulins, meules, engrenages, farines et fours pour la fabrication des pains de l’armée d’Orient. Il étudia aussi le delta du Nil. Pour cause de mésentente avec Bonaparte, il demanda son retour en France durant lequel il fut fait prisonnier par la reine des Deux-Siciles, transféré à Messine et enfermé dans un cachot comme criminel d’Etat. Pendant cette captivité, il écrivit Introduction à la philosophie minéralogique. Libéré, nommé professeur de minéralogie au Muséum, il fit un dernier voyage dans les Alpes. Mais, très  affecté par son incarcération, il mourut peu après à Châteauneuf, au château de sa sœur Alexandrine, marquise de Drée. A ce jour, impossible d’affirmer s’il fut inhumé dans le caveau familial dans  l’église de Châteauneuf ou dans le cimetière, disparu, qui l’entourait. Son cœur fut déposé dans une urne conservée à l'entrée de la galerie de minéralogie du Muséum jusqu'en 1850, puis placé dans le cercueil de sa sœur  déposé dans le tombeau des Gratet au cimetière de Dolomieu (Isère), où un monument fut construit en 1874.
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►DUCHANOY Louis (1781 – 29 juillet 1847)
Cimetière du Père-Lachaise, 35ème division (Paris)
Ingénieur des ponts et chaussées, arrivé en Egypte, il leva les plans d’Alexandrie avant d’explorer la région des « lacs de Natron » et la Vallée du Fleuve sans Eau. Puis, parti découvrir la Haute-Égypte, notamment pour examiner le régime du Nil depuis la première cataracte et étudier le système d'irrigation, il participa, entre autres, aux campagnes de nivellement de différents lacs.
A son retour, après avoir perfectionné son instruction, il servit, successivement aux travaux du port de Toulon, du canal de Saint-Quentin, canal devant relier le Bassin Parisien à la Belgique.
Nommé directeur général des Ponts et Chaussées (1806), il accomplit alors une œuvre considérable à Paris dont : les travaux de construction du quai des Invalides, du quai du Louvre, du port Saint-Nicolas, du quai de l'Archevêché, etc. Mis à la retraite en 1820, élu conseiller général de la Seine, à ce titre, il s’occupa de commissions diverses. Mort à Vichy, où il se faisait soigner, il fut inhumé le 10 août au Cimetière du Père-Lachaise dans le caveau de ses parents.
►FOURIER Joseph (1768 – 16 mai 1830)
Cimetière du Père-Lachaise, 18ème division (Paris)
Esprit précoce et surdoué, géomètre, physicien et mathématicien de génie, après avoir failli être guillotiné à la Révolution, il intégra l’Ecole polytechnique qui venait d’être créée (1795) où il se consacra presque exclusivement à l'enseignement. Appelé à rejoindre l’expédition d’Egypte, il manifesta un vif intérêt pour les monuments antiques et leur interprétation, pour le calcul des erreurs d'observations et pour la statistique. Devenu administrateur civil de l'Egypte, il se montra bon diplomate.Nommé préfet de l’Isère (1802), en 1807,  il présenta à l'Académie des sciences un mémoire dans lequel se trouvait déjà  une bonne partie des résultats qui formeront son œuvre maîtresse, et le rendirent célèbre : la Théorie analytique de la chaleur (1822)  
Recteur de l’université de Grenoble qu’il avait créée (1810), il eut alors l’opportunité d’encourager Jean-Joseph Champollion à déchiffrer les hiéroglyphes.Rescapé de ses relations extrêmement tendues avec Napoléon durant les Cent-Jours et Louis XVIII au début de la seconde Restauration, il fut élu membre de l'Académie des sciences (1817), dont il devint, par la suite, le secrétaire perpétuel. Membre étranger de la Royal Society de Londres, puis membre de l'Académie française (1826), l’année suivante, en devenant président du conseil de perfectionnement de l'Ecole polytechnique, il atteignit le point culminant de sa vie universitaire.
Parmi ses grands travaux de recherches, il contribua largement à révolutionner les calculs complexes de signaux périodiques : les séries de Fourier sont toujours utilisées pour créer des simulations sur la propagation des signaux comme en téléphonie. Il est le découvreur des équations qui permirent le traitement du signal électronique, à l'origine d'Internet. Un peu oublié, il revint sur le devant de la scène lorsque la puissance de calcul des ordinateurs permit de l’exploiter. De nos jours, d’éminents mathématiciens se réfèrent directement à ses écrits.
Inhumé au cimetière du Père-Lachaise, sa tombe est dans le style éclectique égyptien: buste dans un naos avec des cobras gravés sur les piliers et surmonté par un disque solaire ailé entouré de deux uræus.
© MCP
Mais le jour de l’accouchement, la panique le prit. Après avoir difficilement retrouvé son calme, il délivra l’Impératrice. Afin d’éviter de revivre une situation si angoissante, il ne craignit pas de déclarer que toute nouvelle grossesse de Marie-Louise serait très périlleuse. Il se trompait lourdement. Malgré tout, l’évènement lui valut d’être couvert de récompenses.
A la chute de l’Empire, il conserva sa place de médecin consultant de la cour et ses fonctions de chirurgien de la Maison de Santé. Professeur de clinique chirurgicale à l'hôpital de la Pitié, puis élu doyen de la Faculté de Médecine au lendemain de la Révolution de 1830, il s’attira l’estime générale. Sa dernière mission officielle consista à se rendre auprès de la duchesse de Berry internée à Blaye à la suite de sa folle équipée en Vendée et qui se disait enceinte. A sa mort, après des funérailles en l'église Saint-Sulpice, en présence d'une foule considérable, il fut inhumé au cimetière du Montparnasse.
►DUTERTRE André (1753 – 18 avril 1842) (Inédit)
Cimetière du Montparnasse (Paris)
Peintre, membre de l'Institut d'Égypte durant l'expédition, il accompagna Bonaparte dans un voyage vers l'isthme de Suez. On lui doit 184 portraits de savants et d'officiers de l'expédition, qui illustrent l'Histoire scientifique et militaire de Reybaud qui sont repris dans le Journal de Villiers du Terrage. S’intéressant aussi aux Egyptiens, son portrait du chef mamelouk Mourad Bey (ca. 1750-1801) est regardé comme un chef-d'œuvre. Pourtant, qualifié « d’artiste intéressant » sans plus, il est bien oublié. Inhumé au cimetière du Montparnasse, il fut exhumé 1860 pour une nouvelle sépulture relevée en 1989.
 
►FAVIER Louis Joseph (1776 – 21 septembre 1855) (inédit)
Cimetière du Montparnasse (Paris)
Ingénieur des Pont et Chaussées, il fut chargé de la voirie au Caire, puis attaché à l'avant-garde de l'armée en Syrie. Il travailla au  nivellement des lacs Amers au Mouqfar. Je n’ai trouvé aucune information probante le concernant après son retour en France, sauf plusieurs publications. Inhumé au cimetière du Montparnasse, il fut par la suite transféré à l’ossuaire du Père-Lachaise.
 
►FÈVRE Jean-Baptiste Simon (1775 – 13 mars 1850)  (inédit)
Cimetière du Montparnasse (Paris)
Ingénieur des Ponts et Chaussées, il travailla principalement au nivellement des lacs Amers au Mouqfar. Pas d’autres informations notables le concernant. Inhumé au cimetière du Montparnasse, il fut transféré dans l’ossuaire du Père-Lachaise en 1987.
12 août 2021
Île de Philæ, novembre 2018. Je marchais lentement à la découverte de ce site aussi magique qu’exceptionnel quand, dans le grand temple d’Isis, mon regard accrocha des graffitis qui se révélèrent être une liste de noms gravés dans le granit : en un claquement de doigts, de l’époque pharaonique j’étais catapultée à la fin du 18ème siècle, en pleine campagne d’Egypte menée par Bonaparte. Ces noms, ciselés pour partie par Castex, ramenaient aux récits de cette conquête, au point extrême où parvint la brigade Desaix chargée de poursuivre les Mamelouks après la bataille des Pyramides. Aussi bref qu’efficace, l’impact fut de m’obliger à sortir un jour ses hommes de l’oubli, ne serait-ce qu’un instant.
BONAPARTE : LA CAMPAGNE D’EGYPTE et les sépultures de ceux qui y participèrent
Officier du génie, il alla de garnisons en garnisons jusqu’à ce qu’il reprenne l’administration du domaine familial à Leschelles (Aisne). Officier d’artillerie (1792) à l’armée du Rhin, pour avoir refusé seul de reconnaître la déchéance de Louis XVI, il fut suspendu de ses fonctions et subit une détention de quatorze mois. Réintégré dans l’armée comme chef de bataillon et sous-directeur des fortifications à l’armée de Sambre-et-Meuse, il perdit une jambe par un boulet de canon au passage de la Nahe. Promu général de brigade, il continua à servir avec une jambe de bois, commanda le génie à l’armée d'Angleterre, qui devint l’armée d’Orient quand elle partit pour la campagne d'Egypte. Après avoir tenu un rôle primordial dans la préparation de celle-ci, sur place, il donna toute la mesure de son talent en améliorant la protection du Caire, en facilitant la liaison entre Alexandrie et le Nil, et en participant aux travaux scientifiques de l’expédition et à la création de l’Institut d’Egypte.
►CAFFARELLI DU FALGA Louis Maximilien (1756 – 27 avril 1799)
Saint-Jean d’Acre (Israël)
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