RETOUR IIIe REPUBLIQUE
►FEULARD Henri (1858-1897) (28e division)
Médecin. Inhumé avec sa fille dans lépulture de famille de sa femme, Jeanne Léonie Moulin.
►FEULARD Germaine (1887-1897) (28e division)
MONTPARNASSE (cimetière du)
LES VICTIMES DU BAZAR DE LA CHARITÉ : inhumations dans les cimetières parisiens
Le Petit Journal illustré au lendemain de l’incendie du Bazar de la Charité
1885. Fondation du Bazar de la charité par le banquier Henry Blount. Il s’agissait d’une sorte de consortium d’œuvres de bienfaisance qui limitaient leurs frais en s’associant une fois par an pour organiser une vente de charité. Créé en plein contexte de laïcisation, alors que le nom de Dieu disparaissait des institutions et des lois, le Bazar devait aussi, par ses bénéfices, « assurer le pain à des religieux et des religieuses », soutenir des établissements scolaires et hospitaliers privés et, plus généralement, lutter contre la déchristianisation de la France. Par les dames patronnesses, qui appartenaient à la plus haute noblesse et à la grande bourgeoisie et qui œuvraient pour ces différentes causes tout au long de l’année, Le Bazar de la Charité revêtait aussi un caractère très mondain.
 
21 mars 1897. Mlle Couedon, voyante de son état, annonça la tragédie à venir en ces termes :
 
« Près des Champs-Elysées,
Je vois un endroit pas élevé
Qui n'est pas pour la pitié
Mais qui en est approché,
Dans un but de charité
Qui n'est pas la vérité.
Je vois le feu s'élever,
Et les gens hurler,
Des chairs grillées,
Des corps calcinés,
J'en vois comme par pelletées. »
 
Cette année là,  le banquier Michel Heine (1819-1904) prêta un terrain vague d’environ cent mètres de long sur cinquante de large qui, de nos jours, se situerait du 15 au 23 rue Jean-Goujon.
Un hangar fait de planches de pitchpin, couvrant presque toute la longueur du terrain, mais large de seulement vingt mètres, fut élevé pour installer les comptoirs des diverses œuvres, au nombre de 22, chacun ayant une dizaine de femmes pour le tenir. Voulant enjoliver le lieu, le baron de Mackau, président du Comité du Bazar de la Charité, acheta la « rue du Vieux Paris » conçue pour la récente exposition du Théâtre et de la Musique ; « ce bijou d’érudition amusante » fait de bois blanc et de carton-pâte, reproduisait une rue du Paris médiéval, avec son église gothique et ses échoppes ornées d’enseignes aux noms pittoresques. On décora ces boutiques de tentures, de feuillages artificiels et de fanfreluches. Elles proposaient à la vente lingeries, dentelles, tricots, objets et bibelots divers.
L’ensemble était recouvert d’une toile goudronnée dissimulée par un velum intérieur. Une cabane de cinématographe, elle-même tendue d’andrinople, était adossée à l’une des extrémités de la construction, à l’extérieur.
Les ventes devaient durer les 3,4,5 et 6 mai.
1 : Portes
2 : Porte en trompe-l’œil
3 : Cinématographe
L’arrière du hangar donnait sur une cour intérieure cernée de murs dont ceux de l’ « Hôtel du Palais » et de l'imprimerie du journal
« La Croix » ; adossé à la façade arrière du hangar se trouvait un local abritant la grande nouveauté de cette année-là : un appareil de cinématographe permettant de découvrir les premières images animées des Frères Lumière. dont on attendait un grand succès.
M. Normandin était l'entrepreneur chargé des représentations. Ses employés, MM. Bellac et Bagrachow, étaient à la manœuvre dans le local.
3 mai 1897 : ouverture du Bazar de la Charité
 
4 mai 1897-16 heures : Inauguration officielle en présence du nonce apostolique, Mgr Eugenio Clari (1836-1919), venu donner sa bénédiction, ce qui contribua à attirer une foule immense. Après un tour rapide, le nonce quitta le hangar où se bousculaient  marquises, comtesses, vicomtesses,  baronnes, et grandes bourgeoises. Ce jour-là, était aussi présente une visiteuse de choix, la duchesse d’Alençon.
4 mai - Vers 16 h 15. Dans le local du cinématographe [3] la lampe de projection avait épuisé sa réserve d’éther et il fallait la remplir.
M. Bellac, le projectionniste, demanda à Grégoire Bagrachow de lui donner de la lumière. Plutôt que d'ouvrir le rideau en toile goudronnée, celui-ci commit l'erreur fatale d'allumer une allumette, geste dont les deux hommes se rejetèrent ultérieurement la responsabilité.
Appareil de projection à vapeur d'éther
Au grondement de l'incendie répondaient les cris de panique des 1 200 invités qui tentaient de s'enfuir en perdant leur sang-froid. Certaines personnes tombaient et ne pouvaient se relever, piétinées par la foule tâchant désespérément d'échapper aux flammes. Les sorties [1] pas assez nombreuses, n’étaient pas indiquées. De surcroit, entravées par des tourniquets, elles furent rapidement bloquées par des corps, tandis qu’une fausse porte, peinte en trompe-l’œil [2],  se révélait un cul-de-sac où s’amoncelaient des cadavres.
Par un passage étroit dans la cour intérieure, qui ramenait à la rue Jean Goujon, moins d’une centaine purent évacuer.  La fumée, la chaleur, l'amoncellement des corps avait fini par le rendre inaccessible.
Une cinquantaine dut sa vie aux échelles plaquées au mur par les ouvriers de l'imprimerie La Croix.
Environ 150 personnes furent aussi sauvées grâce à l’intervention des cuisiniers de l’hôtel du Palais. MM. Gomery et Édouard Vaudier descellèrent trois barreaux sur quatre d'une lucarne des cuisines à 1,80 mètre du sol et passèrent des chaises dans la cour pour aider les rescapés à s’extirper de la fournaise.
Fuite par la lucarne de l'hôtel du Palais
Les vapeurs d'éther s’enflammèrent. Prévenus de l'accident, les organisateurs commencèrent, dans le calme, à faire évacuer. Malheureusement, il était déjà trop tard pour sauver tout le monde. A une rapidité inouïe, le feu se propagea des rideaux aux boiseries et atteignit le velum goudronné qui servait de plafond. Autant de gouttes enflammées qui tombèrent sur les robes, les cheveux.
LP/Yann Foreix
Et puis, il y eu les héros, ceux qui rentrèrent dans le brasier dans un ultime espoir d’y arracher une vie parfois au prix de graves brulures. Des humbles, des petites gens récompensés par une médaille d’or ou d’argent, 1ère ou 2ème classe puis bien vite oubliés, auxquels j’aurais aimé rendre hommage. La trop grande complexité des recherches m’a fait renoncer.
 
À l'extérieur, les pompiers, de ce qui était alors le Régiment de sapeurs-pompiers de Paris, arrivèrent pourtant sur les lieux en à peine dix minutes, mais il était déjà trop tard. Un quart d’heure à peine après le début de l’incendie, tout était consumé.
Photo anonyme
Des crânes parmi les débris
Le lendemain du sinistre
Afin que les familles puissent identifier les corps calcinés, ceux-ci furent portés au Palais de l'Industrie construit pour l'Exposition universelle de 1855 sur l'avenue des Champs-Élysées. La plupart des cadavres étaient tellement calcinés que leur identification ne se fit, parfois après de longues hésitations, qu’à partir d’un lambeau d’étoffe ou d’un reste de corset reconnu par une femme de chambre, une couturière, un fournisseur, ou encore grâce à une alliance ou un bijou ayant échappé au feu. Quand un vêtement ou un objet ne permettait pas l’identification, on fit appel aux dentistes. L’odontologie avait déjà été utilisée, mais l’incendie du Bazar de la Charité allait permettre son développement jusqu’à faire de l’odontologie médico-légale une discipline incontournable d’identification. Certaines familles se disputèrent le même cadavre et des restes demeurèrent anonymes. Le corps de Camille Chabot n’aurait-il pas été envoyé à Orléans à la place de celui de Mlle de Guillebon ?
Le Bazar de la Charité et le palais de l’Industrie
Reconnaissance des victimes au palais de l'Industrie
Le dénombrement des morts fut d’abord hésitant ; certaines personnes moururent à l’hôpital ou chez elles, au bout de plusieurs jours. Si le nombre de victimes directes de l'incendie varie de façon epsilonesque suivant les sources, nul doute que les femmes payèrent le prix fort : entre 125 et 130 victimes dont 5 hommes.
Ce décalage numérique entre les sexes n’a rien d’étonnant. En plein après-midi, et pour une vente de charité, la composition de l’assistance était essentiellement féminine. En outre, le vêtement masculin était plus fonctionnel que celui des femmes pour se mouvoir au milieu du drame. La rumeur des « marquis de la poudre d’escampette » faisant preuve de lâcheté et écrasant les femmes pour s’enfuir tourna au scandale avant le rétablissement de la réalité.
A ces défunts, s’ajoutèrent des morts « collatérales » provoquées par le choc de la perte d’un(e) proche.
 
8 mai 1897. En présence du président Félix Faure, de nombreux membres du gouvernement, des corps constitués de l’Etat et du corps diplomatiques, les funérailles des victimes non reconnues eurent lieu à Notre-Dame de Paris. Diverses victimes étant apparentées aux familles du Gotha européen, de nombreuses personnalités françaises et étrangères assistèrent à la cérémonie où se firent représenter comme le tsar ou l’empereur d’Allemagne.  
 
Les services funèbres s’enchainèrent dans différentes églises parisiennes dont les caveaux conservaient les dépouilles de défunts inhumés plus tard ou en province.  Souvent, à peine un convoi quittait-il l'église qu'étaient célébrées les obsèques suivantes.
Les corbillards défilaient à la queue-leu-leu, tout empanachés et fleuris.
Une semaine noire.  Comme la ville tout entière, le ciel semblait porter le deuil : il faisait gris, les averses étaient frileuses, et ce joli mois de mai aimé des poètes commençait de façon bien lugubre.  
 
Tandis que les républicains voyaient dans la tragédie la preuve de l'inexistence de Dieu - l'incendie ne s’était-il pas déclaré juste après la bénédiction du nonce et dans un endroit catholique voué à la charité ? -  les familles en deuil y percevaient le dessein de Dieu qui avait permis qu’elles soient confrontées à de si dramatiques épreuves. Désirant se tourner vers celle qui montre la voie de l’espérance, elles firent édifier sur les lieux-même de l'incendie une chapelle sous le vocable de Notre-Dame-de-Consolation. Les travaux du mémorial furent confiés à Albert Guilbert, qui réalisa en deux ans un monument de style néo-classique.
Consacrée trois ans après l’incendie, l’intérieur s’orne notamment de cénotaphes individuels ou communs. Y sont conservés des objets retrouvés dans les décombres.
© Guilhem Vellut
© C. D. A. S.
*Sauf indication contraire, les photos proviennent du site Généanet.
 
INHUMATIONS DANS LES CIMETIÈRES PARISIENS
 
Dans la 92e division du Père-lachaise
 
►Monuments aux victimes non reconnues du Bazar de la Charité (92e division)
Les familles de disparus ayant renoncé à l’espoir de mettre un nom sur les cadavres non reconnus, le juge d’instruction en charge de l’affaire donna l’ordre de transporter du Palais de l’Industrie à la Morgue, cinq amas de chairs, corps informes à jamais méconnaissables Parmi eux, ceux supposés de Camille Chabot, Claire Bouvyer et Suzanne Rabéry. Quid du corps du 9 juin?
Un corps (9 juin) et trois corps (11 juin) furent déposés dans un caveau provisoire au cimetière du Père-Lachaise avant leur transfert dans caveau définitif le 11 février 1899.
Exécuté d'après les dessins de l'architecte Jean-Camille Formigé (1845-1926), le monument, très simple, est en pierre d'Euville. Il se compose d'un sarcophage posé sur un socle, en forme de demi-colonne engagé dans un piédestal. La face antérieure comporte cette inscription : « Aux victimes non reconnues de l'incendie du Bazar de la Charité 4 mai 1897 la Ville de Paris »
PÈRE-LACHAISE (cimetière du)
(ordre alphabétique par le nom d'épouse : nom de jeune fille entre parenthèses)
© MCP
© MCP
Portraits des victimes
►BERNARD-DUTREIL Hélène-Camille-Marguerite (1878-1897) (41e division)
►BOUVYER (Dalloyau) Claire (1838-1897) (92e division)
Malgré tous les examens possibles, corps non identifié.
►BOUTHILLIER-CHAVIGNY (Villiers de La Noue) Marie-Julia, marquise de (1844-1897) (49e division)
►CARTERON Jeanne-Marie-Christine (1862-1897) (41e division)
►CARTERON (Guyard-Delalain) Claudine-Constance-Virginie-Amélie (1829-1897) (41e division)
►CHABOT Marie-Gabrielle-Camille (1874-1897) (92e division)
Afin de procurer une distraction au petit Alfred David,  elle entra au Bazar pour lui acheter un gâteau. Tous deux périrent. Lors des identifications, son père crut la reconnaître mais, persuadé qu’elle portait un corset blanc, et non noir et bleu comme celui du corps qu’il prenait pour sa fille, il repartit. Lorsque sa femme, lui hurla que c’était bien elle car elle venait d’acheter un corset noir et bleu, il n’y avait plus de doute, car seul ce corps en était vêtu. Lorsqu’il arriva pour réclamer son enfant, il était trop tard. On lui déclara que la dépouille avait été reconnue comme celle de Mlle de Guillebon et expédiée à Orléans. Corps inhumé parmi les non identifiés.
►BUCHILLET (Jullian) Cécile Marie-Françoise (1845-1897) (70e division)
 
►CANSON (ROUBAUD de Cournand) Marie-Adélaïde, Lafitte de (1844-1897) (50e division)
►CHOUIPPE (Grossier) Blanche (1852-1897) (95e division)
Corps identifié grâce à ses vêtements
© MCP
© MCP
►GENTIL (Rabery) Berthe-Josephine (1873-1897) (52e division)
Fille de Suzanne Rabéry.
►HORN (de Haber)  Hélène Frédérique-Auguste, comtesse de (1831-1897) (63e division)
►GILLET (BORNE) Marie-Anaïs (1863-1897) (31e division)
►GOSSELIN (Panon Desbassayns de Richemont) Lydie-Jeanne-Camille de (1841-1897) (61e division)
Morte avec sa fille, Mme de Mimerel
►GUILLEMAIN Léonie-Désirée, caveau des des filles de la Charité de Saint Vincent de Paul (1868-1897) (67e division)
►HAUDUCOEUR (Damiens dit Fortin) Flore (1845-1897) (la mère) (9e division)
►HAUDUCOEUR Madeleine-Opportune (1870-1897) (la fille) (9e division)
►LANEYRIE (Glandaz) Marie Augustine (1854-1897) (29e division)
►LE NORMAND (Frémyn) Jeanne Augustine (1858-1897) (42e division)
►MALÉZIEU (Le Royer de la Tournerie) Marie, vicomtesse de (1869-1897) (22e division)
►MEILHAC Elise-Christiane (1882-1897) (61e division)
Charles-Victor Potdevin, son grand-père maternel, partage la même tombe.
►MIMEREL (de Gosselin) Marie-Agnès (1874-1897), comtesse de (61e division)
Morte avec sa mère, Mme de Gosselin.
►MINARDIERE Marie-Angélique-Apolline de Valence de (de Marbot) (1848-1897) (44e division)
Inhumée avec ses deux filles décédées, elles aussi, dans l'incendie.
►MINARDIERE Antoinette de Valence de (1877-1897) (44e division)
►MINARDIERE Marguerite-Jacqueline-Yvonne de Valence de (1880-1897) (44e division)
►MONTI (Saintin) Joséphine Catherine (1851-1897) (49e division)
►PORGÈS (de WEISWEILLER ) Mathilde-Betty de  (1854-1897) (7e division)
►POTDEVIN Charles-Victor (1825-1897) (61e division)
Marchand de papiers peints, rentier. Elise-Christiane Meilhac, sa petite-fille, morte aussi dans l’incendie, repose avec lui.
►RABERY (Delphieu) Suzanne (1849-1897) (92e division)
Fabricante de jouets et mère de Berthe Genty. Corps non identifié.
►ROCHET Louis-Ernest (1830-1897) (53e division)
Médecin homéopathe
►SABATIER Marie-Adèle, sœur Joseph des filles de la Charité de Saint Vincent de Paul (1830-1897) (67e division)
►SAINT-ANGE Laure-Eugénie-Elisabeth Beucher de (1827-1897) (72e division)
Inhumée avec sa sœur, morte, elle aussi, lors de l’incendie
►CHEVALS (Beucher de Saint-Ange) Claire-Sophie (1829-1897) (72e division)
►SAINT-DIDIER (DONON) Thérèse-Jeanne-Marie, baronne Ame de (1857-1897) (36e division)
Fille du banquier Armand Donon (1818-1902)
►SAINT-DIDIER (Pedra) Louise Françoise, baronne de (1816-1897) (32e division)
Elle était la plus âgée des victimes et avait des difficultés à marcher. Malgré toute l’aide que lui apporta sa femme de chambre, Elodie Marie Van Bierveliet, qui refusa de l’abandonner pour la sortir des flammes, elle ne put en réchapper.
►SÉRURIER (Pellerin de Lastelle), comtesse Amélie Angèle (1839-1897) (73e division)
Veuve du comte Charles Maurice Sérurier (1818-1887) inhumé dans la même sépulture : tombe relevée en 1980
 
►SESSEVAL (Rambourg) Aline-Félicie Le Brun de (1826-1897) (67e division)
►SIMON Marie-Thérèse (1874-1897) (65e division)
►VALENTIN (PERETTI) Giovannina-Marguerite-Pauline (1856-1897) (82e division)
►VARANVAL (Guérard) Hélène-Zoé-Eudoxie, Duclos de (1873-1897) (65e division)
Son corps était presque complètement carbonisé et ne fut reconnu que grâce aux bagues qu'elle portait.
MONTMARTRE (cimetière de)
►GOHIN (Deschamps) Berthe (1862-1897) (16e division)
Inhumée dans la sépulture Deschamps
►HOSKIER (Weyer) Elise ou Elisabeth (1836-1897) (23e division)
Décédée avec sa fille Marie Roland-Gosselin.
►LEGRAND (Hubert) Emma ou Edmée (1833-1897) (2e division)
Peintre et céramiste, elle connut un large succès avec ses faïences, exécutées à partir de terre de Bourg-la-Reine, et ses céramiques, recherchées par les collectionneurs français et étrangers de son vivant. Dès 1860, elle s'imprégna du japonisme et fit partie de cette première génération de peintres sur faïence à signer leurs œuvres qui restèrent au stade de la production artisanale : chaque pièce était unique. Autant d’œuvres qui permettent de mesurer l'étendue de son talent. Elle mourut dans l'incendie en compagnie de sa bru,
Edmée Braun, avec laquelle elle fut inhumée.
 
►MOREAU- NÉLATON (Braun) Edmée (1864-1897)  (17e division)
Belle-fille de la précédente, elle avait épousé son fils, Etienne Moreau-Nélaton (1859-1927), peintre, céramiste, affichiste, collectionneur et historien, qui repose dans la même sépulture.
►NITOT (Touttain) Lucy (1863-1897) (7e division)
D’abord inhumée au cimetière du Père-Lachaise avec sa fille, elles furent transférées à celui de Montmartre le 4 juin 1904.
►NITOT Suzanne (1886-1897) (7e division)
►ROLAND-GOSSELIN (Hoskier) Marie (1858-1897) (25e division)
Dame d'honneur de la duchesse d'Alençon, elle mourut avec sa mère, Elise Hoskier.
►THUY (Lejeune) Laure Catherine Brasier de (1828-1897) (30e division)
►BEAUCHÊNE (Capitaine) Clémence d'Isle de (1847-1897) (18e division)
Inhumée avec sa fille décédée elle aussi dans l’incendie.
►BEAUCHÊNE Hélène d'Isle de (1875-1897) (18e division)
►VILLENOISY Caroline Cosseron de (1828-1897) (33e division)
►BLONSKA Elise (1835-1897)
C’était une dame vieillissante qui perdait la vue. Elle aurait été reconnue par Georges Clémenceau dont elle fut la secrétaire. L’emplacement de sa tombe fut repris en 1997.
 
►CORDOËN (Le Sourd) Suzanne (1869-1897) (7e division)  
►CUVILLIER (Carrière) Cécile (1847-1897) (7e division)  
Inhumée avec sa fille. Sa sœur, Pauline Dillaye, morte aussi dans l’incendie, repose à Bourg-la-Reine.
►CUVILLIER Ester (1892-1897) (7e division)  
►DELAUNE (Guérin) Marie (1853-1897) (8e division)
►DELAUNE Hélène (1876-1897) (8e division)
Au moment où l’incendie commenca, elles se précipitèrent vers la porte de la rue Jean-Goujon. Mme Delaune voulait sauver sa fille ou mourir avec elle, mais, séparée par la foule, elle sortit seule.S'apercevant que sa fille était restée à l'intérieur, elle retourna au milieu des flammes. Bousculée, Hélène était tombée et ne pouvait se relever, tandis que ses jupes brûlaient. Marie essaya de la dégager en la tirant par les jambes, mais le feu se communiqua à ses propres vêtements et un morceau de toile goudronnée lui tomba sur la tête. Après des efforts surhumains, elle parvint enfin à retirer sa fille de l'amoncellement des autres victimes et de la porter dehors. Toutes deux décédèrent le 15 mai.
►GARIVET Julie, sœur Marie-Madeleine des Sœurs aveugles de Saint-Paul (1853-1897) (8e division)
►GOUPIL (Gabiot) Annette (1851-1897) (26e division)
Cuisinière-Femme de chambre
►HUZAR (de la Briffe) Angélique (1833-1897) (18e division)
►JAUFFRED (Gariel) Eulalie (1847-1897) (17e division)
Amie de la duchesse d'Alençon et secrétaire de l'Œuvre du noviciat dominicain, dont la duchesse était présidente, elle était l’épouse d’un des plus riches négociants de la colonie au française au Mexique, et consacrait son immense fortune aux œuvres charitables. Son corps fut reconnu grâce à son dentiste.
►KANN (Stiebel) Emilie (1849-1897) (30e division)
Cousine par alliance du lord-maire de Londres présent à la cérémonie qui eut lieu à Notre-Dame de Paris. Inhumée dans la sépulture paternelle.
►MASURE Albert (1832-1897) (17e division)
Ingénieur et directeur des papeteries d'Arches, il périt en aidant des femmes.
►MOISSON Claire (1855-1897) Sépulture reprise en 1999
►MUNIER Gustave-Joseph (1827-1897) (18e division)
►MOREAU-NÉLATON Camille (1840-1897) (17e division)
Engagé très tôt dans l'armée, il combattit en Crimée, en Kabylie, à Magenta et Solférino. Chef de bataillon à la Légion étrangère (1859), il prit part à l’expédition du Mexique. Nommé colonel (1869), il revint se battre en France lors de la Guerre franco-allemande de 1870 où il s'illustra notamment à la tête du 89e régiment d'infanterie de ligne à la bataille de Sedan. Affecté à Blida au 1er régiment de tirailleurs algériens, il resta en Algérie jusqu'en 1874. Promu général de division, il fut nommé à la tête de la 36e division d'infanterie. Il mourut le 6 mai des suites de ses blessures, après avoir porté secours aux victimes.
►RÉMOND Marguerite, sœur sainte Claire des Sœurs aveugles de Saint Paul (1835-1897) (8e division)
►VILLENEUVE (WALLER) Mathilde Justine Marie Couret de (1857-1897) (4e division)
►VIMONT (Fortin) Alphonsine (1829-1897) (16e division)
PASSY (Cimetière de)
►GERMAIN-DESMAZIERE Valérie (1841-1897) (2e division)
►LOURMAND Louise (1868-1897) (15e division)
D’abord inhumée au cimetière du Montparnasse, puis transférée à celui de puis Passy un plus tard, le 5 mai 1898
SAINT-OUEN (cimetière parisien de) (Seine-Saint-Denis)
►PIERRE (Michel) Mathilde (1866-1897) (10e division)
Femme de chambre de la famille de Gosselin.
►RIVIÈRE (Loubaresse) Alix (1848-1897) (8e division)
VAUGIRARD (cimetière de)
 
►THOMAZEAU Virginie, sœur Electa, supérieure des filles de la Croix Saint André (1826-1897) (2e division)
►VAN BIEVELIET Elodie (1877-1897)
Femme de chambre de Louise de Saint-Didier, elle refusa d’abandonner celle-ci et essaya vainement de la sortir des flammes. Elle périt avec elle. Tombe reprise.
RETOUR LIEUX  DE SÉPULTURES
11 mai 2022
(*) commentaire(s)
BAGNEUX (cimetière parisien de)
 

►DAVID-ACHERY Alfred (1892-1897) (7e division)
Quand la misère ne lâche rien…
Huit mois avant l’incendie, la mère du petit Alfred perdait son mari, un peintre en bâtiment qui gagnait bien sa vie. Veuve avec trois enfants, elle dut déménager et travailler. Sa mère mourut et, une dizaine de jours avant le drame, elle mena son plus jeune enfant au cimetière…A la suite de ce décès, un secours mensuel de l’Assistance publique lui fut retiré. Le 4 mai, Camille Chabot prit Alfred et voulait lui offrir un gâteau au Bazar de la Charité.
On avait proposé à la mère de la victime d'inhumer son enfant au Père-Lachaise, dans la concession accordée par la Ville, mais Mme  David-Achery demanda qu'il soit enterré au cimetière de Bagneux, où reposait déjà son plus jeune fils, âgé de onze mois,  par la rougeole.
►AVENEL (Meinell) Laura, vicomtesse d' (1855-1897) (8e division)
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TOMBES SÉPULTURES DANS LES CIMETIÈRES ET AUTRES LIEUX
par Marie-Christine Pénin
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-Cimetière St-André-des-Arts (75) (disparu)
-Cimetières St-Benoît (75) (disparus)
-Cimetière St-Denis-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Etienne-du-Mont (75) (disparu)
-Cimetières de St-Eustache (75) (disparus)
-Cimetière St-Germain-l'Auxerrois (75) (disparu)
-Cimetière St-Gervais (75)
(disparu)
- Cimetière St-Jacques-du-Pas (75) (disparu)
-Cimetière St-Jean-en-Grève (75) (disparu)
-Cimetière St-Landry (75) (disparu)
-Cimetière St-Laurent (75) (disparu)
-Cimetière St-Marcel (75)
(disparu)
-Cimetière St-Médard (75)
(disparu)
-Cimetière St-Nicolas-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetière St-Nicolas-du-Chardonnet (75) (disparu)
-Cimetière St-Paul-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetières St-Roch (75) (disparus)
-Cimetière St-Sulpice (75)
(disparu)
-Cimetière de la Salpêtrière (75) (disparu)
-Cimetière de Sapanta (Roumanie)
-Cimetière St-Sauveur (75) (disparu)
Cimetière et charniers St-Séverin (75)
Cimetière Ste-Catherine (75)
(disparu)
-Cimetière Ste-Marguerite (75)
 
-Collège de Beauvais ou de Dormans (75)
-Collège des Ecossais (75)
 
-Collégiale St-Georges de Vendôme (41) (disparue)
-Collégiale St-Laurent de Joinville (52) (disparue)
-Collégiale St-Martin de Montmorency  (95)
-Colonne de Juillet (75)
 
-Couvent de l'Ave Maria (75) (disparu)
-Couvent des Augustins-Déchaussés (75) (disparu)
-Couvent des Bénédictins anglais (75)
-Couvent des Blancs-Manteaux (75) (disparu)
-Couvent des Capucins de la rue St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Capucines (75)
(disparu)
-Couvent des Carmélites de la rue St-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Carmes-Billettes (75)
-Couvent des Carmes-Déchaussés (75)
-Couvent des Célestins (75) (disparu)
-Couvent des Cordeliers de Nancy (54)
-Couvent des chanoinesses de Picpus (75)
-Couvent des Cordeliers (75)
(disparu)
-Couvent des Chartreux de Vauvert  (75) (disparu)
-Couvent des Feuillants du Fg St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Grands-Augustins (75) (disparu)
-Couvent des Grands Carmes ou Carmes Barrés ou Carmes Maubert (75)  (disparu)
- Couvent des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des  Jacobins de la rue Saint-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de la place Royale (75) (disparu)
-Couvent des Pénitents du Tiers-Ordre de St-François ou Pénitents de Picpus (75)
(disparu)
-Couvent des Petits-Augustins (75)
-Couvent des Récollets (75)
-Couvent des Théatins (75) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie, rue St-Antoine (75)
 
-Crypte impériale des Capucins de Vienne (Autriche)
 
-Eglise du Dôme des Invalides (75)
-Eglise de La Madeleine (75)
-Eglise La Madeleine-de-la-Cité (75) (disparue)
-Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (75)
-Eglise St-Barthélemy (75) (disparue)
-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise et cimetière St-Côme-et-St-Damien (75) (disparus)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
Eglise St-Germain de Charonne (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-des-Ménétriers (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise St-Leu-St-Gilles (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-des-Champs (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Escurial (monastère de l') (Espagne)
 
-Grottes vaticanes
 
-Hospice des Enfants-Rouges (75) (disparu)
-Hospice des Enfants-Trouvés (75) (disparu)
-Hospice des Quinze-Vingts St-Honoré (75) (disparu)
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée d'Hadrien à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 
-Noviciat de l'Oratoire (75)
 
-Oratoire St-Honoré ou du Louvre (75)
 
-Panthéon de Paris
-Panthéon de Rome (Italie)
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré St-Martin-des-Champs (actuel CNAM) (75)
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
-Prieuré Ste-Croix-de-la-Bretonnerie (75) (disparu)
 
-SAINTE-CHAPELLE DU PALAIS (75)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
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