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Cette vue perspective permet de bien visualiser les chapelles fermées par des grilles -BnF/Gallica
ORATOIRE RUE SAINT-HONORÉ OU DU LOUVRE (actuel temple protestant)
© MCP
Plan Turgot par Bretez (1739)
Fondée en Italie par saint Philippe Néri en 1550, la Congrégation de l’Oratoire fut érigée de manière canonique par le pape Grégoire XIII en 1575. Il s’agissait d’une société de prêtres séculiers, sans vœux, mais vivant en commun, dans le but de travailler à la sanctification de ses membres et à celle de son prochain par la prédication et l'enseignement. Sa règle fut approuvée par Paul V en 1612.
 
En 1611, le cardinal Pierre de Bérulle importa cet ordre en France en fondant une société fille, distincte et indépendante de l'Oratoire de Saint Philippe Néri : la société de l'Oratoire de Jésus et de Marie,  ayant pour but d'élever le niveau religieux, spirituel et moral du clergé français, et voué en particulier à l'enseignement. François de Sales ayant refusé d’en prendre la direction, Bérulle s’associa à cinq prêtres, tous docteur en théologie. Approuvée par le pape Paul V en 1613, elle prit le nom d’Oratoire de France pour la différencier de l’Oratoire de Rome, dit de « La Vallicelle », fondée par saint Philippe Néri.
Dès le 17ème siècle,  les collèges oratoriens marquèrent leur rivalité en France avec l'enseignement des jésuites. Elle fut déterminante lors de la formation de l'Ecole française de spiritualité, dite aussi Ecole Bérullienne, aux 17ème et 18ème siècles.
 
D’abord installée dans une petite maison rue Saint-Jacques, là où fut construit par la suite le Val-de-Grâce, la congrégation déménagea rue Saint-Honoré en 1616 dans l’hôtel de Bouchage acheté par Bérulle qui y fit construire une chapelle. Bientôt, l'affluence aux offices de l'Oratoire fut telle que, s’avérant rapidement trop petite pour accueillir les fidèles, le cardinal acquit plusieurs hôtels voisins entre 1619 et 1621, date à laquelle la première pierre de l’église fut posée. Autant par exercice d'humilité que pour hâter l'édifice, il se mit à la tête de ses disciples, et, tous  travaillèrent avec les ouvriers.
 
L’architecte Jacques Lemercier (1585-1654) en aurait posé les fondations avant d’être remplacé par Clément Métezeau dont le frère, Paul, fut parmi les cinq  premiers oratoriens. Le gros œuvre terminé en 1630, on s’attela à la décoration et les chapelles latérales furent vendues et ornées par les acquéreurs.
En 1624, il fut ordonné que l'église serait orientée de telle sorte que son axe prolongé passât par le centre du Palais du Louvre : ceci explique l'orientation légèrement en biais de l'édifice.
Google Earth © MCP
De nos jours © MCP
La maison de l'Oratoire au 17ème siècle BnF/Gallica
La cour prit alors l'habitude d'y venir assister aux offices. Une porte lui était spécialement réservée qui communiquait directement l'enclos de l'Oratoire avec celui du Louvre. A tout moment, le roi, la reine, etc. pouvaient s’y rendre par une entrée réservée.
Ce lien fort entre le palais du Louvre et l’Oratoire fut à l’origine d’hésitations pour savoir de quel côté placer le portail de l’église et de quelle façon l’orner. Finalement, ce fut la rue Saint-Honoré.
 
Après la mort du cardinal de Bérulle, les bontés et les faveurs royales continuèrent à l'égard de la Congrégation. Marie de Médicis, Anne d’Autriche, et un temps Louis XIV, y faisaient leurs dévotions. Les services funèbres de Richelieu, Louis XIII, du cardinal de Retz, de Marie-Thérèse, etc. y eurent lieu.
 
En 1739, les trésoriers de France ayant fait injonction aux oratoriens d’abattre leurs six maisons rues Saint-Honoré et du Coq, frappées de vétusté, ceux-ci en profitèrent pour agrandir et transformer l’église. Ils s’en remirent à leur architecte, qui agit ici également comme entrepreneur : Pierre Caqué († 1767), dont l’Oratoire est incontestablement l’œuvre majeure, notamment avec le portail sur la rue Saint-Honoré datant de 1745.
Le portail au 18ème siècle
A l’origine, le maître-autel (2), dessiné par Michel Anguier, se trouvait isolé au milieu de la rotonde du chœur (1). Parmi tous ses réaménagements notables, Caqué en dressa un nouveau dans le chœur dans le goût du jour. Très imposant, à baldaquin, l’autel en tombeau à l’antique était orné de sculptures dues à François Pollet de l’Académie de Saint-Luc. Dans la rotonde fut alors installée une double rangée de stalles.
Plan général de l'Oratoire
Plan de l'église de l'Oratoire après les transformations dues à Pierre Caqué © MCP
 
1. Rotonde du  chœur et stalles des Oratoriens
2. Maitre-autel
3. Confessionnaux
4. Chapelles
5. Portail rue Saint-Honoré
Maître-autel de Pierre Caqué par Le Cornu - BnF/Gallica
http://www.parisbestlodge.com/oratoire.html
La chaire du prédicateur
Réputée pour les sermons qu’on y entendait plusieurs grands prédicateurs, Bossuet, Massillon, Bourdaloue, Malebranche et, parmi les Pères de l'Oratoire,  Senault et Raynaud, illustrèrent cette chaire par leur éloquence.
Ornée à l’origine de six petits bas-reliefs, représentant des personnages de l’Écriture Sainte, ces décors disparurent dans les saccages révolutionnaires.
La musique
La qualité des prédications n’était pas la seule raison à attirer le monde. Les oratoriens furent les premiers à abandonner le plain-chant et traduisirent des cantiques et des psaumes. La beauté de la musique leur valut le surnom de « Pères du beau chant ».
 
Les chapelles
De façon plutôt rare, les chapelles, au nombre de douze, étaient longées de deux étroits couloirs qui bordaient les faces latérales. Chacune étant fermée par de grandes clôtures de bois sculpté, elles étaient desservies par une entrée privée donnant sur ces corridors.  
© MCP
Couloir latéral © MCP
Surmontées de tribunes, richement ornées, comme témoignage des splendides décors des 17ème et 18ème siècles, il ne reste que la voûte peinte et sculptée de la chapelle de la famille Harlay de Sancy et quelques éléments du tombeau du cardinal de Bérulle.
1 : sépulture du cardinal de Bérulle
1 bis : sépultures de la famille de Bérulle
2 : sépulture Harlay de Sancy
3 : sépulture du comte de Verdun
4 : sépultures des frères
5 : sépulture d'Antoine d’Aubray
6 : chapelle de la Divine Enfance réservée au chancelier Séguier, oncle de Bérulle dont les pompeuses funérailles célébrées à l’Oratoire. Elle était richement ornée, avec en particulier un Christ en croix de Charles Le Brun, dont Séguier fut le protecteur.
7: chapelle de la Nativité concédée en 1646 à Jacques Tubeuf, trésorier des ordres d’Anne d’Autriche, et entièrement dévoué à Mazarin. Somptueusement orner par Philippe de Champaigne, on pouvait y voir  sur les murs et le plafond : une Nativité, une Annonciation, un « Songe de saint Joseph», une Visitation (qui est actuellement dans une collection particulière), mais aussi :
-Une Ascension sur la voûte
-Une Assomption au centre
8 : chapelle de la Vierge réservée au cardinal de Richelieu quand il venait aux offices de l'Oratoire.
Chapelle de la Nativité : Ascension sur la voûte
Cherbourg-Musée Thomas-Henry
Chapelle de la Nativité : Assomption
Marseille-Musée des Beaux-Arts, Palais Longchamp  © Michaël Martin/Flickr
Au début de la Révolution, peut-être en raison de l’esprit de liberté qui régnait dans la congrégation, celle-ci fut généralement bien accueillie, avant de s’en détourner face aux violences et au totalitarisme.
Tandis que quelques-uns optaient pour le clergé constitutionnel, une quinzaine périssaient en prison, guillotinés ou fusillés.
 
La congrégation fut supprimée en 1792. En 1793, l’église fut saccagée : chapelles pillées, tombeaux mis en pièces, vitraux déposés, portail mutilé, peintures ornant l’intérieur détruites ou vendues, etc. Parmi les tableaux envoyés au Musée des Monuments français, certains sont dorénavant exposés dans différents musées (voir « Les chapelles »). Transformée en salle de conférences, salle d’études, elle fut aussi magasin de dépôt de décors de l'Opéra, du Vaudeville et du Théâtre Français avant d’être attribuée au culte protestant par Napoléon en 1811. Néanmoins, devenue par la suite propriété de la Ville de Paris, elle ne fut concédée définitivement au culte protestant qu'en 1844.
Le percement de la rue Rivoli, commencé en 1800 pour son premier tronçon et qui dura jusqu’en 1854, entraîna une profonde transformation du quartier, mais aussi de l’extérieur de l’Oratoire qui ne conserva que l’église-temple, ses autres bâtiments étant démolis.
L’Oratoire : Cadastre « Vasserot » (1836)
En 1854 -BnF/Gallica
Pour garder la continuité des arcades de la rue de Rivoli tout en laissant apparaître le beau chevet de l’Oratoire, Victor Baltard, protestant, eut l’idée de construire une « galerie-terrasse de l’Oratoire » entre 1854 et 1856 avec des matériaux provenant de la place de la Concorde.
https://www.unjourdeplusaparis.com/paris-culture/loratoire-du-louvre
Le monument à la mémoire de Gaspard de Coligny
© MCP
Situé à l’extérieur, accolé au chevet de l’église, réalisé par le sculpteur Gustave Crauk (1827-1905) grâce à une souscription nationale, il fut inauguré le 24 juillet 1889 pour le centenaire de la Révolution Française, en vue d'une réconciliation du peuple français sous l'aile de la République.
L’encadrement évoque une fenêtre qui rappelle sa défenestration du 24 août 1572 lors du massacre de la Saint-Barthélemy. Les statues sont en marbre de Carrare.
© MCP
Gaspard de Coligny est représenté au moment où il prend la décision de quitter Châtillon pour Paris bien qu’il sache qu’on a résolu de l’assassiner. Debout, portant le collier de l’ordre de Saint-Michel, il a la main gauche sur la garde de son épée et le poing droit crispé contre la poitrine.
© MCP
La Patrie, coiffée d’un casque, tient dans sa main droite une épée nue serrée contre elle. De la main gauche, elle tient une couronne d’immortelles avec cette inscription : « Saint-Quentin – 1557 » en souvenir de la défense de cette ville par Gaspard de Coligny.
© MCP
La figure « convulsée » de la Religion exprime le désespoir. Elle appuie une main sur son cœur et l’autre tient une palme du martyre autour de laquelle s’enroule une banderole portant la date de la
Saint-Barthélemy : « 24 août 1572 ».
© MCP
Coll. Gaignières- BnF/Gallica
La Tentation de saint Antoine (1638/1639) - Musée de Grenoble
►BARBOTEAU Louis († 1666)
Conseiller du roi, contrôleur général de sa trésorerie .
Dans une niche, située dans le passage qui conduisait à la sacristie, on voyait  une statue représentant une femme pleurant et tenant, selon les sources, un voile déployé ou un rouleau sur lequel se lisait une fondation de messe qui rappelait les principales fonctions du défunt et les termes de cette fondation.
Je reste perplexe quant à cette statue qui selon, là encore, certaines sources, marquait la tombe de Louis Barboteau. Mais sépulture ou illustration de sa fondation de messe ?
 
►BÉRULLE Pierre, cardinal de
 
►BÉRULLE famille de
Chapelle de la Résurrection. Bien qu’indiquée sur les plans anciens de l’Oratoire comme lieu de sépulture de membres de la famille Bérulle, j’ai vainement cherché ceux qui y auraient été inhumés. De style corinthien, on y voyait un tableau, encadré par deux colonnes de marbre rance, représentant Saint-Pierre dans les liens, exécuté par Charles Michel-Ange Challe (1718-1778).
►BORGOING François (1585-1662)
Issu d’une famille de magistrats originaire du Nivernais, bachelier de la Sorbonne, après avoir cédé sa cure de Clichy à Vincent de Paul, il fut parmi les cinq premiers prêtres réunis par Bérulle. Après avoir donné des leçons aux ecclésiastiques du séminaire fondé par le cardinal François de Joyeuse, il s’employa à fonder et diriger de nouvelles maisons d’oratoriens à Nantes, Dieppe, Rouen, Toulouse, en Auvergne, tout en donnant des leçons de théologie.
Epuisé, il revint à Paris (1626), puis partit ouvrir de nouvelles maisons en Flandres. De retour à Paris (1630), il exerça à plusieurs reprises les fonctions de vicaire général de l’Ordre et fut élu troisième supérieur général de l’Oratoire en 1641, à la mort de Charles de Condren.
Il travailla à préciser les règles de l’Ordre, à établir de nouvelles missions dans Paris et dans les diocèses voisins, à prêcher et à diffuser la sainte parole, à faire évoluer l’éducation religieuse des enfants, et à établir des séminaires.
Son énergie et sa tendance à tout régenter lui valurent jalousies et rancœurs qui provoquèrent une réforme de la gouvernance de l’Ordre. Dès lors, isolé à la tête de l’Ordre, puis malade et affaibli, il se démit de sa fonction pendant l’Assemblée de 1661. Il fut l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Directoire de prédication, Homélies de saints, Homélies chrétiennes, Vérités et excellences de Jésus-Christ notre Seigneur, etc. Bossuet prononça son oraison funèbre.
Tombe de marbre noir devant le maître-autel.
Epitaphier du vieux Paris © MCP
►CONDREN Charles de (1588 – 1641)
Prêtre, docteur en Sorbonne, il entra à l’Oratoire en 1617. Après avoir participé à diverses fondations de l’Ordre en province, il fut élu supérieur général de l'Oratoire (1629). Afin d'éviter une intervention du cardinal de Richelieu, plutôt méfiant à l'égard de ce qu'on appelait alors les dévots, son élection se fit rapidement après la mort de Bérulle auquel il succéda. Sa modestie lui fit refuser le chapeau de cardinal et les archevêchés de Reims et de Lyon. « Génie subtil et de conscience raffinée », il avait une mémoire exceptionnelle et était d'une gaité toute simple et toute naïve. On a de lui plusieurs ouvrages de piété.
Il fut inhumé dans la chapelle de l’Annonciation. Tombe de marbre noir avec ornements incrustés de cuivre jaune.
Epitaphier du vieux Paris © MCP
►DEMOY Charles, marquis de Riberpré et de Boves († 1678)
Lieutenant général des armés du roi et gouverneur de la ville et du château de Ham. Il fut inhumé dans la nef avec une élogieuse épitaphe.
 
FRÈRES DE L’ORATOIRE
La cinquième chapelle du côté de l’épître servit à la sépulture des Frères de l’Oratoire, avant d’être attribuée à l’architecte Caqué en 1752.
 
►LA TOUR Pierre François d’Arerez de (1653- 1733)
Entré à l’Oratoire en 1672, élu Supérieur général de l’Oratoire (1697), bien que favorable au jansénisme, il se convertit à la constitution (bulle Unigenitus) en 1720.
►LA VALETTE Louis de Thomas de (1678- 1772)
Issu de la noblesse de Provence, envoyé à Paris dès qu'il eut sept ans, il entra à la congrégation de l’Oratoire de Lyon (1695). Prêtre, en 1710, il fut choisi il est choisi pour diriger l'Institution de Paris. Elu supérieur général à la mort du père de La Tour, Il n'accepta cette responsabilité que sous les pressions de l'archevêque de Paris, M. de Vintimille et du cardinal de Fleury. Ses bonnes relations avec ce dernier lui permirent d'assumer sereinement ses premières années de direction. Mais lorsque Jean-François Boyer (1675-1755), évêque de Mirepoix, remplaça Fleury un différend intervient. Boyer souhaitait que la congrégation reçoive la bulle Unigenitus du pape Clément XI qui dénonçait le jansénisme, ce que refusa La Valette avant de céder un an plus tard.
►MOISSET Salvat († 1790)
Supérieur général de l’Oratoire de 1779 à sa mort.
 
►MULY Denis Louis de († 1779)
Il était curé de Montmorency depuis trente ans lorsqu’il fut élu supérieur général de l’Oratoire en 1772/1773 à quatre-vingts ans.
 
►NOCEY (NOCÉ) Claude († 1704)
Seigneur de Fontenay et de La Chapelle, premier gentilhomme et maître de la garde-robe du duc d’Orléans. Avec lui reposait sa femme, Marie Le Roy de Gomberville. Tombe plate dans la nef.
►NOCEY (NOCÉ) Marie-Claude († 1742)
Fille du précédent, inhumée près de ses parents.
Epitaphier du vieux Paris © MCP
►ROBINEAU Madeleine († 1657)
Dame d’une grande vertu…
Epitaphier du vieux Paris © MCP
►SAINTE-MARTHE Abel-Louis de (1621 - 1697)
Epitaphier du vieux Paris © MCP
►SAMSON François († 1661)
Prêtre et bachelier en théologie de la faculté de Paris
►SANCY Nicolas Harlay de (1546 – 1629)
Célèbre pour avoir été malmené par Agrippa d’Aubigné dans sa Confession catholique, il était issu d'une grande famille de magistrats parisiens et fut élevé dans la religion calviniste. Juriste, maître des requêtes de l’hôtel du roi, il était à Orléans lors du massacre de la Saint-Barthélemy auquel, il se dit, qu’il participa pour mieux cacher sa confession.D’ailleurs, se faisant plus discret dans la promotion de sa foi, il se convertit au catholicisme en 1597.
Grâce à ses connaissances linguistiques et aux relations tissées outre-Rhin à l’époque de ses études, il fut régulièrement employé comme ambassadeur extraordinaire en Allemagne. Au service d’Henri III, il engagea  et conduisit une armée de mercenaires suisses. Il conquit ainsi le pays de Gex, rattaché à la France en 1601. Surintendant des bâtiments de 1594 à 1599, puis ambassadeur à Londres, il devint colonel général des Cent-Suisses  et de Grisons.
Mais c’est surtout sous le règne d’Henri IV qu’il commença réellement sa carrière politique en devenant l’un des huit membres composant le Conseil des finances instauré par le roi. Ainsi, réunissait-il, le ministère, la magistrature et le commandement de armées. Bien qu'il n'ait géré les finances du royaume que dans l'ombre de Sully, il sut néanmoins apporter une certaine stabilité monétaire après les guerres de religion qui facilitèrent la tâche à ses successeurs.
Mais, en 1598, il perdit son crédit notamment pour, selon des sources, avoir osé dénoncer les ambitions matrimoniales de la favorite en place, Gabrielle d’Estrées. Remplacé par Sully, bien que fait chevalier de l'ordre par le roi (1604), humilié et frustré par ce remplacement qui lui semblait injuste, il se retira de la vie publique en 1605.
En 1612, il partit pour une expédition au Brésil dans le but d'y fonder une colonie française et une ville, Saint-Louis de Maragan (São Luís de Maranhão), sous les ordres de Charles Des Vaux et Daniel de la Touche. L’entreprise de La France équinoxiale, délogée par les Portugais, ne réussit pas.
A priori (mais sans preuve), avec son épouse, il aurait d’abord été inhumé en l’église Saint-Nicolas-des-Champs avant son transfert à l’Oratoire.
 
La chapelle où il reposa fut achetée en 1637 par ses fils Achille (oratorien) et Henri Harlay de Sancy pour y porter le corps de leurs parents, et de leur frère, Henri, baron de Maule († 1601). François de Senlis, époux de Marie de Sancy, y reposa également.
Nicolas de Harlay était représenté dans le costume militaire du temps, les mains jointes, devant un prie-Dieu, son casque à terre derrière lui ; sa femme, Marie Moreau († 1629), la tête couverte d'une toque à l'espagnole, également à genoux devant un prie-Dieu, mais un livre à la main. De marbre blanc, les priants étaient placés sur une plinthe de marbre noir, laquelle était portée par six cariatides de marbre blanc, accouplées trois par trois, le cou orné de chapelets. Chaque figure avait au-dessous d'elle son écusson : entre les deux blasons se lisait une inscription en latin. Entièrement disparu à la Révolution, le monument n’est connu par une précieuse gravure.
 
La chapelle est la seule dont subsistent d’importants éléments de décoration: un tableau peint sur pierre et jadis attribué à Claude Vignon (1593-1670) représente la Conversion de Saint-Paul sur le chemin de Damas, quatre anges portant les instruments de la Passion. Mis au jour lors de travaux de nettoyage en 1906, ce magnifique plafond est le seul décor conservé des splendides ornementations des 17ème et 18ème siècles.
Tombeau de Nicolas Harlay de Sancy par Millin- BnF/Gallica
Ancienne chapelle des Harlay de Sancy © MCP
Accès à la tribune © MCP
Conversion de Saint-Paul sur le chemin de Damas © MCP
© MCP
Trompeuse est l’élégance, et vaine la beauté : la femme qui craint le Seigneur, est celle qui sera louée © MCP
►SENAULT Jean-François (1599/1604 - 1672)
Attiré par Bérulle dans sa congrégation naissante, qu’il intégra officiellement en 1628, il se voua au ministère de la prédication auquel il se prépara durant quinze années entières par une étude approfondie de la théologie, de l'Ecriture et des Pères. A cette étude, il joignit la lecture des meilleurs auteurs que pouvait lui offrir alors la littérature française, et surtout celle Jacques Amyot qui lui apprit à former ses phrases et ses périodes.
Après s'être ainsi muni d'un grand fonds de doctrine, il prêcha quarante stations dans les principales églises de la capitale et des provinces. Ses sermons, écrits avec beaucoup d'ordre, de pureté et de goût, lui valurent  les applaudissements de tout ce qu'il y a de plus distingué à la cour et à la ville.
Une belle prestance, un port grave, un air majestueux, une voix nette et sonore, des gestes nobles et réglés participèrent aussi à sa réputation qui inspira plusieurs prédicateurs de son temps. Choisi pour succéder à Borgoing comme supérieur général de l’Oratoire, il administra avec tant de bienveillance qu’il fut appelé «les délices de la congrégation». Parmi ses nombreux ouvrages, on notera : Panégyriques des saints, un traité De l'usage des passions, l'Homme chrétien, ou la Réparation de la nature par la grâce, Harangues funèbres et des Vies, Le Monarque et les devoirs du souverain, etc. Tombe de marbre noir devant le maître-autel.
Epitaphier du vieux Paris © MCP
Les restes de l’Oratoire en 1853 -BnF/Gallica
►SENLIS François Le Bouteiller de († 1669)
Dit « Le Plus jeune », comte de Moucy-Le-Vieil, maître de camp au régiment de la Reine, il avait épousé Marie de Harlay-Beaumont (fille d’Achille de Harlay, comte de Beaumont). A ce titre, il reposait dans la chapelle des Harlay de  Sancy.
 
►VERDUN comte de († ap. 1669)
Lieutenant du roi de la province Forez, inhumé dans « la cinquième chapelle du côté de l’évangile qui abritait le tombeau du Comte de Verdun, bienfaiteur de la maison de Montbrison ». Je n’ai trouvé aucune information le concernant.
 
►VILLERS Nicolas de († 1571)
Ecuyer, conseiller et secrétaire du roi , maison et couronne de France et de ses finances, très attaché à l’Oratoire, il avait demandé à y être inhumé. Tombe plate de marbre noir.
 




Sources principales :
 
- Epitaphier du vieux Paris -Tome XI
- Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (25ème édition-1878)
- Dictionnaire des ennoblissemens (sic) ou Recueil des Lettres de Noblesse -Tome premier (1788)
- Nicolas de Harlay, sieur de Sancy (1546-1629), l'antagoniste ď Agrippa d'Aubigné par Gilbert Schrenck -compte-rendu par Nicolas Le Roux -  Histoire, économie & société  (2003) p. 460
- https://oratoiredulouvre.fr/patrimoine/visites/aboutissement-de-loratoire-du-louvre-au-xviiie-siecle
- https://oratoiredulouvre.fr/documents/eglise-oratoire-saint-honore-louvre
- https://www.wikiwand.com/fr/Nicolas_de_Harlay_de_Sancy
- http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Senlis.pdf
(*) commentaire(s)
6 octobre 2020
Y furent inhumés, entre autres…
 
Outre les chapelles privées, les épitaphes retrouvées indiquant des lieux de sépultures se situaient dans le chœur, devant le maître-autel pour les généraux de l’ordre, et la nef pour les laïcs.
 
►AUBRAY Antoine Dreux d’ (1632/1633 - 17 juin 1670)
Comte d’Offémont, conseiller au parlement, maître des Requêtes, puis lieutenant civil au Châtelet, il était le frère aîné de l’empoisonneuse marquise de Brinvilliers dont il fut la deuxième  victime. Son autopsie révéla  « un estomac tout noir s’en allant par morceaux, et pareillement le duodénum, le foie gangrené et brûlé », mais aucune trace de poison. Et pourtant...
Sa veuve, Thérèse Mangot de Villarceaux, qui avait soupçonné un empoisonnement, fit élever son tombeau. Œuvre de Martin Desjardins (1637-1694), le monument de marbre de couleur représentait une figure de la Justice, vêtue à l'antique, et tenant d'une main les faisceaux, symbole de la force, et la balance, symbole de l'équité - elle était appuyée sur l'écusson du mort et tenait dans sa main droite un médaillon dans lequel on voyait le buste du défunt habillé en lieutenant civil.
Sur l’autel, un tableau de Simon Vouet figurait La Tentation de saint Antoine, de nos jours conservé au musée de Grenoble sous l’intitulé Le Christ apparaissant à saint Antoine Abbé. Avec lui reposaient sa femme décédée l’année suivante, mais aussi son père et son frère cadet :
 
►AUBRAY Antoine Dreux d’
 
►AUBRAY François Dreux d’
Fils de l’historien Scévole de Sainte-Marthe, et petit-fils du poète Gaucher, dit Scévole de Sainte-Marthe (1536-1623), d'abord avocat (1641), il entra chez les oratoriens dont il devint général de l'ordre en 1669. Mais, suspecté de jansénisme, il fut censuré par l'archevêque de Paris, Mgr Harlay de Champvallon, et forcé de se démettre. Il recueillit de riches matériaux pour la Gallia Christiana, et pour un recueil plus vaste encore, l’Orbis christianus. Mort à Saint-paul-aux-Bois (Aisne), sa dépouille fut ramenée à l’Oratoire et inhumée devant le maître-autel. Tombe de marbre noir.
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-Cimetière St-Nicolas-du-Chardonnet (75) (disparu)
-Cimetière St-Paul-des-Champs (75) (disparu)
-Cimetières St-Roch (75) (disparus)
-Cimetière St-Sulpice (75)
(disparu)
-Cimetière de la Salpêtrière (75) (disparu)
-Cimetière de Sapanta (Roumanie)
-Cimetière St-Sauveur (75) (disparu)
Cimetière et charniers St-Séverin (75)
Cimetière Ste-Catherine (75)
(disparu)
-Cimetière Ste-Marguerite (75)
 
-Collège de Beauvais ou de Dormans (75)
 
-Collégiale St-Georges de Vendôme (41) (disparue)
-Collégiale St-Laurent de Joinville (52) (disparue)
-Collégiale St-Martin de Montmorency  (95)
 
-Colonne de Juillet (75)
 
-Couvent de l'Ave Maria (75) (disparu)
-Couvent des Augustins-Déchaussés (75) (disparu)
-Couvent des Blancs-Manteaux (75) (disparu)
-Couvent des Capucins de la rue St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Capucines (75)
(disparu)
-Couvent des Carmélites de la rue St-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Carmes-Billettes (75)
-Couvent des Carmes-Déchaussés (75)
-Couvent des Célestins (75) (disparu)
-Couvent des Cordeliers de Nancy (54)
-Couvent des chanoinesses de Picpus (75)
-Couvent des Cordeliers (75)
(disparu)
-Couvent des Chartreux de Vauvert  (75) (disparu)
-Couvent des Feuillants du Fg St-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des Grands-Augustins (75) (disparu)
-Couvent des grands Carmes ou Carmes Barrés ou Carmes barrés (75) (disparu)
- Couvent des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré (75) (disparu)
-Couvent des  Jacobins de la rue Saint-Jacques (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de Chaillot (75) (disparu)
-Couvent des Minimes de la place Royale (75) (disparu)
-Couvent des Pénitents du Tiers-Ordre de St-François ou Pénitents de Picpus (75)
(disparu)
-Couvent des Petits-Augustins (75)
-Couvent des Récollets (75)
-Couvent des Théatins (Paris) (disparu)
-Couvent de la Visitation Ste-Marie (75)
-Crypte impériale des Capucins de Vienne (Autriche)
 
-Eglise du Dôme des Invalides (75)
-Eglise de La Madeleine (75)
-Eglise La Madeleine-de-la-Cité (75) (disparue)
-Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (75)
-Eglise St-Barthélemy (75) (disparue)
-Eglise St-Benoît, la bien tournée (75) (disparue)
-Eglise St-Christophe (75) (disparue)
-Eglise et cimetière St-Côme-et-St-Damien (75) (disparus)
-Eglise St-Denis-de-la-Chartre (75) (disparue)
-Eglise St-Denis-du-Pas (75) (disparue)
-Eglise St-Eloi (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne (75) (disparue)
-Eglise St-Etienne-du-Mont (75)
-Eglise St-Eustache (75)
-Eglise St-Germain-l'Auxerrois (75)
-Eglise St-Germain-le-Vieux (75) (disparue)
-Eglise St-Gervais-St-Protais (75)
-Eglise St-Hippolyte (75) (disparue)
-Eglise St-Jacques-de-la-Boucherie (75)
- Eglise St-Jacques-du-Haut-Pas (75)
-Eglise St-Jean-en-Grève (75)
(disparue)
-Eglise St-Jean-le-Rond (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-des-Ménétriers (75) (disparue)
-Eglise St-Julien-le-Pauvre (75)
-Eglise St-Landry (75) (disparue)
-Eglise St-Laurent (75)
-Eglise St-Leu-St-Gilles (75)
-Eglise (cathédrale) St-Louis-des-Invalides (75)
-Eglise St-Louis-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise et cimetière (disparu) St-Louis-en-l'Île (75)
-Eglise St-Marcel (75) (disparue)
-Eglise St-Martial (75) (disparue)
-Eglise St-Médard (75)
-Eglise St-Merry (75)
-Eglise St-Nicolas-des-Champs (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Chardonnet (75)
-Eglise St-Nicolas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-des-Champs (75) (disparue)
-Eglise St-Paul-St-Louis (75)
(ancien couvent des Jésuites)
-Eglise St-Pierre-aux-Arcis (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-aux-Boeufs (75) (disparue)
-Eglise St-Pierre-de-Montmartre
-Eglise St-Roch (75)
-Eglise St-Sauveur (75) disparue
-Eglise St-Séverin (75)
-Eglise St-Sulpice (75)
-Eglise St-Symphorien et St-Luc (75) (disparue)
-Eglise St-Thomas-du-Louvre (75) (disparue)
-Eglise Ste-Croix (75) (disparue)
-Eglise Ste-Geneviève-des-Ardents (75) (disparue)
-Eglise Ste-Marine (75) (disparue)
-Eglises et cimetières de l'île de la Cité (75) (disparus)
 
-Grottes vaticanes
 
-Hospice des Enfants-Rouges (75) (disparu)
-Hospice des Enfants-Trouvés (75) (disparu)
-Hospice des Quinze-Vingts St-Honoré (75) (disparu)
 
-Mausolée d'Auguste à Rome
-Mausolée d'Hadrien à Rome
-Mausolée de Mausole à
Halicarnasse (Bodrum) Turquie (disparu)
-Mémorial du Mt-Valérien (92)
 
-Noviciat de l'Oratoire (75)
 
-Oratoire St-Honoré ou du Louvre (75)
 
-Panthéon de Paris
-Panthéon de Rome (Italie)
-POMPES FUNÈBRES, AUTREFOIS et leurs métiers disparus
-Prieuré St-Martin-des-Champs (actuel CNAM) (75)
-Prieuré Ste-Catherine-du-Val-des-Ecoliers (75) (disparu)
-Prieuré Ste-Croix-de-la-Bretonnerie (75) (disparu)
 
-SAINTE-CHAPELLE DU PALAIS (75)
 
-SÉPULTURES DES BOURBONS
-SÉPULTURES DES ROIS D’ANGLETERRE (dynastie Anglo-saxonne)
-SÉPULTURES DES ROIS ET DUCS DE BRETAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS D'ESPAGNE
-SÉPULTURES DES ROIS DE FRANCE ET DES EMPEREURS (résumé)
-SUPPLICIÉS Lieux d'inhumations
 
-Temple (enclos, église et cimetière du) (75) (disparus)
Dernière mise à jour
au 2 décembre 2020
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