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NOVICIAT DE L'ORATOIRE et HÔPITAL SAINT-VINCENT-DE-PAUL (Paris)
12 novembre 2019
© MCP
Les prêtres de l’Oratoire possédèrent trois maisons dans Paris : rue Saint-Honoré, rue Saint-Jacques, et une troisième, nommée l’Institution, où était donné l’enseignement théologique aux jeunes gens souhaitant intégrer la congrégation pour les rendre capables de soutenir la controverse avec les ministres protestants.
 
Le Noviciat, ou Institution, fut fondé en 1650 dans un très vaste enclos rue d’Enfer (act. Avenue Denfert-Rochereau),  grâce aux libéralités de Nicolas Pinette, trésorier général des maison et finances de Gaston d’Orléans qui  accepta de se dire fondateur de cette maison, en conséquence quoi, le roi accorda  au Noviciat les privilèges dont jouissaient les maisons religieuses de fondations royales. Egalement associés à cette fondation, Françoise Chouberne et le père de Berziau, ancien chanoine et trésorier de la cathédrale de Beauvais, qui fut premier économe du noviciat.
Plan Turgot par Bretez (1739) © MCP
Sous la houlette de l’architecte Daniel Gittard (1625-1686), les travaux durèrent deux ans (de 1655 à 1657). L’ensemble se composait d’une cour d’honneur centrale ; à droite de cette cour d’honneur, l’église ayant sa propre cour ; un grand corps de logis principal au fond de la cour d’honneur ; au-delà ce grand corps, un vaste jardin clos de murs, d’où la vue, très belle et très étendue, était propice à la retraite de solitaires de qualité attentifs à leur salut : l’abbé de Rancé, Malebranche, etc.
Au 17ème siècle : au temps du noviciat de l’Oratoire  Gravure de Sébastien Pérelle
© MCP
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Les grandes transformations du Noviciat à travers les siècles n’ont pas épargné l’édifice.
Entre 1807 et 1821, avec l’établissement d’un hôpital d’accouchement, après la démolition des chapelles collatérales, sa nef centrale fut dotée d’un plancher intermédiaire sur un niveau pour y aménager de nouvelles salles et accueillir d’abord les accouchés, puis une crèche. Le rez-de-chaussée fut divisé pour accueillir un amphithéâtre réservé aux cours publics de « démonstration des accouchements » et un réfectoire.
L’étage transformé en crèche : L'Illustration n° 42 du 16 décembre 1843
© A.P.
Depuis, et pour combien de temps ( ?), si le rez-de-chaussée a retrouvé une vocation religieuse, l’école d’art Artemisia a pris possession de l’étage.
Le rez-de-chaussée © MCP